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A la une / Actualité

Il s’est exprimé hier sur les contestations sociales

Bedoui : “Des parties poussent au pourrissement”

©Archives /Louiza/Liberté

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, a mis en garde, hier, lors d’un point de presse organisé en marge du premier Salon international de la prévention et de la sécurité routière (SIPSR-2018), les médecins résidents et les syndicalistes du Cnapeste contre les dérives sécuritaires qui pourraient découler de leurs mouvements de protestation.
Interrogé sur la marche organisée, lundi à Alger, par les médecins résidents, M. Bedoui a indiqué que “des parties tentent inlassablement de manipuler ces mouvements de protestation et veulent qu’on revienne aux images désolantes des années de braise. Cet état de fait découle, à mon sens, des parties qui veulent remettre en cause la sécurité du pays, un acquis cher à l’Algérie”. Appelant les médecins résidents à “une prise de conscience collective” et à “un dialogue continu avec les institutions de la République”, le ministre de l’Intérieur a indiqué que “des comités et des groupes de travail veillent au quotidien pour étudier les revendications socioprofessionnelles des résidents. Cela veut dire clairement que le gouvernement n’a jamais fermé les portes du dialogue, un principe consacré par la Constitution et sur lequel le président de la République a toujours prôné. J’insiste, des parties poussent au pourrissement alors que les portes du dialogue sont ouvertes”.  
Réagissant à la marche de lundi, M. Bedoui avertit : “Attention ! Nous ne devons pas nous retrouver devant le fait accompli et une situation inextricable que certains voudraient utiliser à des desseins inavoués. Je sais pertinemment que ces parties n’adhèrent pas à ces acquis arrachés par les Algériennes et les Algériens. Ces parties font tout pour porter atteinte à la sécurité de l’Algérie, et ce, au moment où les hommes de l’Armée nationale populaire veillent sur la sécurité de nos frontières.” Réitérant la disponibilité des institutions de la République à consacrer le principe du dialogue avec les syndicalistes du Cnapeste, le conférencier a menacé de recourir à l’application ferme des lois de la République : “Évitons d’en arriver à des situations fâcheuses que voudraient certaines parties. Les lois de la République seront appliquées dans toute leur rigueur. Nous sommes dans un État de droit. Tout le monde doit s’y conformer et respecter ces lois.”  M. Bedoui a saisi cette opportunité pour répondre à d’autres “parties” qui, selon lui, utilisent la notion du pouvoir d’achat pour enflammer le front social. “J’entends çà et là que l’État va se désengager totalement du volet social et des aides octroyées aux citoyens. Il est vrai que la situation financière et économique n’est pas normale, mais l’État ne délaissera jamais les citoyens, conformément aux instructions du président de la République. Mieux, je vous rassure à partir de cette tribune que nous travaillons pour que la prochaine rentrée sociale se déroule dans de très bonnes conditions”, conclura-t-il.  


FARID BELGACEM

 


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Argaz le 14/02/2018 à 22h47

Nous n’avons pas cette impression de constater qu’il y est une quelconque volonté de la part du pouvoir pour parvenir à l’instauration définitive d’une paix sociale en Algérie. Pas plus tard que cette semaine un autre responsable, celui de la santé et de la population, menaçant les médecins résidents de sanctions disciplinaires allant jusqu’au licenciement dans un bras de fer toujours d’actualité. La volonté des tenants de la décision de mettre un terme à cette confrontation n’y est point.

Brahms le 17/02/2018 à 14h12

M Bedoui, il faut être réaliste. Pourriez vous vivre avec une retraite de 20 000 dinars par mois ? Prenez le couffin et faîtes donc un tour dans un marché en faisant vos courses quotidiennement et ce, pendant 08 jours. Ensuite, vous ferez un diagnostic pour savoir si les grèves sont justifiées ou pas. Quand on gagne 500 000 dinars par mois de 20 000 dinars ce n'est pas la même chose étant précisé que pour vous, la baguette de pain est au même prix que celle du pauvre retraité.

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