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A la une / Actualité

L’activité a repris en raison du prix attractif de ce fruit

Béjaïa : renaissance de la cueillette de la caroube

Si l’activité était exercée dans les années 1970 et 1980 pour se faire un peu d’argent de poche avant la rentrée scolaire, ces dernières années, ramasser la caroube est devenu une activité à part entière. Saisonnière certes, mais elle permet aux familles des zones enclavées notamment de faire de substantielles rentrées d’argent. Ce qui témoigne de l’intérêt grandissant que l’on porte à la caroube dans l’arrière-pays du chef-lieu de Béjaïa et dans plusieurs régions de la wilaya, à l’instar du Sahel. La cueillette de ce fruit, la caroube, avait été, un moment, abandonnée parce que, entre autres, non rentable, alors que l’arbre, robuste et résistant à la sécheresse, pouvait vivre jusqu’à deux siècles. En plus du fait qu’elle soit riche en fibres, la caroube aide à prévenir les affections gastro-intestinales et la constipation. Grâce à ses fibres, elle protège également des affections liées au colon. Autrefois, les peuples berbères utilisaient la caroube pour traiter les troubles digestifs. L’on a cependant renoncé pendant des années à sa cueillette en raison sans doute de l’éloignement des caroubiers des routes carrossables. Et du fait de la disparition des ânes dans les villages, on rechigne à transporter sur de longues pentes de lourds sacs de caroube sur leur dos, ont expliqué des villageois, rencontrés dans le cadre de cet article. Ce sont principalement les enfants qui continuaient à cueillir ce fruit pour le vendre à des collecteurs, qui ont refait surface. Les petites usines de transformation ont laissé place aujourd’hui à des entreprises spécialisées dans la transformation de la caroube et de ses dérivés. C’est la raison pour laquelle son prix a doublé en une année. Ce fruit était vendu entre 2 000 et 2 500 DA le quintal. Il est passé cette saison à 3 600, voire 4 000 DA le quintal. C’est cette raison qui a motivé les familles et leurs enfants à aller entretenir leurs caroubiers pour qu’ils donnent de meilleures récoltes et les enfants redoubler d’efforts pour aller cueillir les fruits. Mais on peut considérer que ce n’est qu’un début. Beaucoup d’efforts restent à faire. Nos interlocuteurs expliquent que, faute d'entretien, “les arbres sont envahis de ronces, de genêts et de buissons de lentisques”. Ce qui oblige les fellahs, occasionnels, à procéder d'abord à l'élagage des arbustes épineux qui entourent l'arbre avant d'entamer la cueillette proprement dite des fruits. L’on affirme, en outre, que lorsque l'arbre est bien chargé et élagué, un cueilleur peut remplir jusqu'à quatre ou cinq sacs en jute de 50 kg chacun, soit deux quintaux ou deux quintaux et demi en une seule journée. Seulement, il faut les porter, ajoutent les collégiens et lycéens, qui s’improvisent agriculteurs le temps d’un été. Et comme ils sont peu habitués aux épines et à charger des choses lourdes sur le dos, ils ne s'attaquent, déplorent les anciens, qu'aux arbres qui se trouvent en bord de route.

M. OUYOUGOUTE


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