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Il a reçu hier le coordinateur du panel, Karim YounÈs

Benflis insiste sur le départ du gouvernement

Ali Benflis, président de Talaie El-Houriat, met en avant ses préalables. © Louiza Ammi/Liberté

Le président de Talaie El-Houriat a estimé que l’Exécutif actuel est un obstacle au déroulement confiant et serein du dialogue national et une entrave sérieuse à la bonne gestion des affaires publiques.

Le président de Talaie El-Houriat, Ali Benflis, a révélé, hier, dans une conférence de presse organisée au siège de son parti, qu’il avait posé plusieurs préalables pour participer au dialogue, contenus dans un mémorandum qu’il a remis au coordinateur du panel du dialogue, Karim Younès.

“Ce mémorandum reprend principalement la plateforme d’Aïn Benian, laquelle définit les conditions d’une élection propre et honnête.” M. Benflis n’en dira pas plus sur le contenu du document, arguant le fait de demander d’abord le quitus de l’instance dirigeante de son parti. Toutefois, M. Benflis a indiqué que son parti a posé quatre préalables au coordinateur du panel de dialogue pour prétendre aller vers l’élection présidentielle.

À commencer par “la création d’un environnement apaisé pour le succès du scrutin par l’adoption de mesures de confiance et d’apaisement, et des signaux forts de la part des autorités quant à la volonté de garantir la régularité, la transparence et l’intégrité du scrutin”. Aussi réclame-t-il de nouveau le départ du gouvernement de Noureddine Bedoui, devenu, estime-t-il, “un obstacle au déroulement confiant et serein du dialogue national et une entrave sérieuse à la bonne gestion des affaires publiques”.

Le président de Talaie El-Houriat ne fait, cependant, pas du départ du chef de l’État, Abdelkader Bensalah, un préalable. Du reste, le patron de Talaie El-Houriat a estimé qu’il était temps de créer une autorité électorale indépendante ad hoc “investie de l’intégralité des prérogatives afférentes à la préparation, à l’organisation et au contrôle du processus électoral présidentiel qui prenne en charge l’ensemble du processus électoral depuis la révision des listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats”, mais aussi la révision de la loi électorale pour, dit-il, “supprimer les niches de la fraude, combler les lacunes, revoir l’architecture de l’encadrement du processus électoral, lever les entraves au libre choix de l’électeur et garantir un scrutin impartial, régulier et transparent”.

Au-delà de ces préalables, le président de Talaie El-Houriat a rejeté, dans le fond, l’option de la Constituante qui, selon lui, risque de multiplier “les impasses qui prolongeront indûment la durée de la crise et qui aboutiront à son extension et à son exacerbation”. Profondément convaincu que l’élection présidentielle “est la voie la plus réaliste, la moins longue, la moins risquée et la moins coûteuse pour le pays”, le conférencier conclura en affichant son optimisme quant à une large adhésion des Algériens pour cette démarche qui, par ailleurs, est décriée par la rue.

 

FARID BELGACEM

 

 


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