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A la une / Actualité

Éducation

Benghabrit déplore la baisse du budget

Nouria Benghabrit, ministre de l’éducation nationale. © DR.

La ministre craint surtout un impact direct des coupes budgétaires du secteur sur la qualité des enseignements.

Les affectations allouées au ministère de l’Éducation nationale, dans le cadre du budget de fonctionnement de l’année 2018, s’élevant à 709,5 milliards de dinars (soit une baisse de 36,7 milliards de dinars par rapport à 2016), ne sont pas “pas suffisantes pour garantir une éducation de qualité”. C’est ce qu’a déclaré, samedi, la ministre de l'Éducation nationale, Nouria Benghabrit, lors de son audition devant les membres de la Commission des finances et de budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), dans le cadre des débats sur le budget consacré à son secteur au titre du projet de la loi de finances 2018 (PLF-2018). Tout en assurant que “la garantie de l’accès à l’éducation est une priorité de l’État, malgré la situation financière que traverse le pays, et ce, en consécration des deux principes constitutionnels à savoir l’équité et l’égalité des chances”, Mme Benghabrit a affirmé devant les députés que “la réduction du budget de son secteur prévue dans le projet de loi des finances (PLF-2018) au titre du prochain exercice, s’inscrivait dans le cadre de  l’orientation de l’État, depuis 2015, pour la rationalisation des dépenses publiques”, soulignant qu’“en matière de dépenses, son secteur focalisait sur la formation et les ressources humaines”. Étayant ses arguments devant ladite commission, la ministre a révélé que 91,13% de ce budget sont consacrés aux salaires, tandis que 8,86% couvrent les autres dépenses à l’instar des aides destinées aux activités éducatives, culturelles et sociales, soutenant que 15,8 milliards de dinars étaient affectés aux opérations de soutien à la scolarisation et
15,5 milliards de dinars aux œuvres sociales. Ce n’est pas la première fois que le secteur de l’éducation nationale fait l’objet d’une coupe budgétaire, selon Mme Benghabrit qui a également révélé que “le budget d’équipement alloué au secteur a connu une baisse depuis 2012”. Aux yeux de la ministre, cette baisse est due à des facteurs “objectifs”, essentiellement marqués par “les retards accusés dans la réalisation des projets, en raison du manque de main-d’œuvre et d’assiettes foncières, en particulier”. En ce sens, le budget d’équipement inscrit au PLF-2018 est estimé à 22,8 milliards de dinars, dont 16,7 milliards de dinars alloués au nouveau programme et 6 milliards de dinars à la réévaluation. Pour rationaliser cette enveloppe, Mme Benghabrit a indiqué qu’une partie de ce budget est orienté vers la réalisation d’infrastructures de base qui comprend des opérations portant sur l’étude et le suivi de réalisation de 27 lycées, de 73 cantines, de 50 établissements en régime de demi-pension, de 5 établissements en régime d’internat et de
83 unités de dépistage et de suivi (UDS). Dans ce sillage, la ministre rappellera aux membres de la commission le dégel de tous les projets du secteur pour la réalisation, en 2016, de 81 écoles primaires, de 41 CEM et de 23 lycées, d’une part, et la réalisation, en 2017, de 42 écoles primaires dans les wilayas frontalières. En outre, Mme Benghabrit a eu droit à plusieurs observations de la part des membres de ladite commission, notamment la question de l’identité, les méthodes d’enseignement, l’anarchie qui a prévalu lors de la distribution de livres scolaires au début de l’année, la formation, le recrutement, l’enseignement de la langue amazighe, la feuille de route scolaire, la surcharge des classes, la violence et la cantine scolaire.


FARID BELGACEM

 


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2 réactions
népourêtrelibre le 30/10/2017 à 12h44

Au Canada où je réside depuis bientôt 16 ans, nous sommes partis en famille dans le cadre de l'immigration reçue, j'aimerais juste dire au clan qui détient le pouvoir illégitimement ainsi qu'aux islamistes, la décision prise sur la baisse du budget de l'éducation est indigna. Il fallait baisser le budget de l'armée et au niveau des 2 corps à savoir la gendarmerie et la police qui ne servent qu'à réprimer et à oppresser les Algériens. Ici au Canada pas touche à l'éducation et à la santé.

Brahms le 30/10/2017 à 18h04

Les étudiants algériens partent pour la plupart à l'étranger et ce, une fois le cursus terminé après, ils s'étonnent pourquoi le pays n'avance pas. Ils ne donnent rien au pays, ils veulent tout gratuit. Regardez les fellagas qui se sont sacrifiés pour que l'indépendance arrive, ils n'ont pas dits, j'arrête, je vais chez les français me soumettre. Regardez la Guadeloupe, la Martinique tous les anciens colons d'Algérie sont pour la plupart partis là - bas faire fortune dans les champs de bananes.

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