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A la une / Actualité

Elle maintient la défalcation sur les salaires des grévistes du CNAPESTE

Benghabrit : “La loi doit être appliquée”

Nouria Benghabrit, ministre de l’éducation nationale. ©D. R.

La proposition de la ministre de répartir les défalcations sur trois fois chaque mois a été refusée par le syndicat.

Les négociations entre le ministère de l’Éducation et les représentants du Cnapeste se sont heurtées à des divergences dans le traitement des dossiers mis sur la table. Selon Nouria Benghabrit, le
Cnapeste veut imposer son opinion en bafouant la loi qui régit le secteur de la Fonction publique.
Lors d’un point de presse organisé à la fin de sa visite dans la wilaya de Blida, la ministre a pointé un doigt accusateur vers le Cnapeste, expliquant que ce dernier a voulu soustraire du PV les dix jours qui devront être défalqués des salaires des enseignants grévistes. “La loi doit être appliquée”, a fait savoir la ministre en affichant sa détermination d’aller jusqu’au bout pour imposer la loi dans son secteur. Elle explique que lors des négociations, elle a proposé de défalquer les dix jours en trois parties, soit trois jours chaque mois, mais cette proposition a été refusée par le Cnapeste qui voulait éliminer ce point du PV de la réunion.
Autre point qui a fait l’objet de divergences, c’est celui du traitement des dossiers socioprofessionnels du personnel de l’éducation comme celui du passage du grade de professeur à professeur formateur ou autre grade. Sur ce sujet, la ministre a exprimé son avis en disant que ce dossier doit être traité convenablement et qu’il fallait lui consacrer le temps nécessaire pour une prise en charge convenable. “Nous avons proposé qu’il soit traité au mois de décembre, et si on arrive à le terminer, alors tant mieux. Nous avons un agenda de travail très rempli du fait qu’il faut préparer l’examen du baccalauréat et ensuite la généralisation de la numérisation. Le syndicat a refusé et veut que le dossier soit traité au mois d’août. Devant cette logique, je laisse l’opinion publique juger elle-même qui a tort et qui a raison. Qui est pour l’intérêt des élèves et qui est contre”, a lancé la ministre d’un air désolé.
Pour elle, le seul moyen de réduire la grève dans le secteur de l’éducation, c’est de lancer rapidement le système de numérisation, car selon elle, il permettra de traiter dans un temps record les dossiers des travailleurs du secteur qui attendent d’être promus à un grade ou à un échelon supérieur. Pour la ministre, une autre alternative pour réduire les mouvements de grève, c’est l’engagement des enseignants remplaçants comme il a été récemment fait dans la wilaya de Blida où plus de 580 enseignants ont fait grève pendant près de quatre mois. “L’État garantit le droit à la scolarisation, et à partir de cette logique, il garantit aussi la continuité de l’enseignement en cas de grève. Nous avons appris de cette grève en trouvant des alternatives. Rien que dans la wilaya de Blida, nous avons engagé 477 enseignants remplaçants pour pouvoir assurer la continuité des études aux élèves des trois paliers”, a argumenté la ministre dans un point de presse organisé à la fin de sa visite.

K. FAWZI


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1 réactions
yanis le 13/03/2018 à 14h29

"défalquer les dix jours en trois parties, soit trois jours chaque mois" c'est déjà une fleur, pour ces "mercenaires".alors que les autres personnels de la fonction publique et du secteur économique on applique la sentence sans état d'âme.monsieur le modérateur; merci pour la censure

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