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A la une / Actualité

Concertation autour des problèmes du secteur

Benghabrit reçoit les syndicats de l’éducation

Nouria Benghabrit, ministre de l’éducation. ©D. R.

Les partenaires sociaux ont évoqué les dossiers en souffrance, tels que le statut particulier des travailleurs de l’éducation, qui est à l’origine d’une montée de la colère de certaines catégories professionnelles du secteur.

La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, a reçu, hier après-midi, les dirigeants des 10 syndicats de son secteur et des représentants de deux associations des parents d’élèves. Cette rencontre a été mise à profit par les partenaires pour soulever les problèmes socioprofessionnels en suspens, sur lesquels était attendue Nouria Benghabrit pour apporter des réponses à même d’absorber la colère latente de certaines catégories de travailleurs qui menacent de rompre la paix sociale dans le secteur. Cependant, Meziane Meriane, le coordinateur du Syndicat national des professeurs d’enseignement secondaire et technique (Snapest), contacté hier, a affirmé qu’“il ne s’agit pas d’une réunion où il fallait s’attendre à des résultats, mais de faire un point de la situation actuelle à la rentrée scolaire”. Quant aux points soulevés, à cette occasion, M. Meriane, a indiqué que son intervention s’est résumée à l’objectif assigné au secteur qui est l’enseignement de qualité. Et de préciser : “Il est vrai que le quantitatif est bon, comparé à l’Indépendance où on avait seulement 129 000 élèves dans les trois cycles, alors que maintenant, on a 9 millions d’élèves. Mais, le côté qualitatif, on est loin de l’atteindre, avec les conditions qu’on a actuellement.” De plus, a-t-il dit, “le budget alloué au secteur est dans sa presque totalité absorbé par les salaires, et il ne reste rien à la pédagogie”. Donc, selon lui, “il faut avoir les moyens de sa politique pour atteindre un enseignement de qualité. On ne peut se comparer avec les pays développés. La comparaison qu’on peut faire est : où sommes-nous et où est-ce qu’on pouvait arriver ? S’il n’y avait pas de corruption dans l’octroi des marchés de construction des établissements, on n’aurait pas eu la surcharge des classes. Si les établissements étaient bien gérés et qu’il y avait une bonne formation des enseignants, et non pas du colmatage, la comparaison est entre ce qu’on a et ce qu’on devait avoir”. Pour M. Meriane, ce sont autant de problèmes qui sont en train de freiner le secteur éducatif pour atteindre un enseignement de qualité. Au cours de la rencontre, les partenaires sociaux du département de Benghabrit, ont, pour leur part, abordé les dossiers en souffrance, tel que le statut particulier des travailleurs de l’éducation, qui est à l’origine d’une montée de la colère de certaines catégories professionnelles du secteur, à l’instar des enseignants du secondaire et du moyen, des adjoints de l’éducation et conseillers pédagogiques, des corps communs et ouvriers professionnels. La ministre était attendue, également, pour répondre aux doléances inhérentes à la refonte des œuvres sociales de l’éducation, mais aussi aux problèmes de la refonte de l’enseignement secondaire et de la réorganisation du baccalauréat. Lors d’une réunion avec les directeurs de l’éducation, rappelle-t-on, la ministre de l’Éducation nationale avait donné un avant-goût de ce que sera son attitude face aux partenaires sociaux, en affichant sa disposition à répondre favorablement aux doléances qu’auront exprimées ces derniers. Un sujet sur lequel on reviendra dans notre prochaine édition.

A. R.
amar.rafa@liberte-algerie.com
 


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