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Il s’est exprimé devant les dirigeants du crif à paris

BHL assume sa mission sioniste en Libye


Le philosophe français, Bernard Henri Levy, est passé aux confidences sur son rôle dans la crise libyenne après la mort de Kadhafi. Plus qu’un conseiller comme le présentaient les médias, il dit avoir agi pour le compte du sionisme et d’Israël.

Profitant de la tribune de la 1re convention nationale du Crif, dimanche, le philosophe converti, ces dernières années, en reporter de guerre actif, a expliqué son implication dans “l’aventure politique en Libye” motivée principalement par le fait qu’il soit “juif”. “Je ne l’aurais pas fait si je n’étais pas juif”, a-t-il déclaré, selon une dépêche de l’AFP à diffusion limitée. “J’ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël”, a-t-il affirmé dans son intervention. Accessoirement, il s’est engagé dans ce conflit parce qu’il est français et pour les droits de l’homme et contre l’une des plus grande tyrannies. Il va rectifier plus loin en précisant que le régime de Kadhafi est “le pire ennemi d’Israël”, ce qui est sa véritable motivation.
Accessoirement, a-t-il laissé entendre parce qu’“il m’est arrivé parfois d’être fier d’être français”. Aurait-il dit la même chose concernant son engagement dans la guerre en ex-Yougoslavie où il a pris le parti des “pauvres Croates” qu’il filmait dans les tranchées.
Il était loin de ses envolées “littéraires” racistes, humiliantes et insultantes sur le Pakistan et les pakistanais. (Sales, les rues hideuses, violents dès qu’on sort de Karachi). Cela sans compter les grossiers mensonges sur la guerre en Géorgie qu’il a rapportés à partir des images de télévision.
C’était bien avant “le Printemps arabe”, particulièrement le libyen accompagné par les chasseurs et les Tomahawks de l’Otan, alors que BHL en bon philosophe militaire a “participé à définir des fronts militants auxquels j’ai contribués à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques”.
Dans l’ordre, ce qu’il a fait pendant les huit mois du conflit libyen est dicté par trois raisons d’abord en tant que français et “fier de contribuer à ce que mon pays soit à la pointe du soutien à une insurrection populaire débarrassant le monde d’une de ses pires tyrannies”. Ensuite, “la croyance en l’universalité des droits de l’Homme”. Et précisera l’amateur de subtile rhétorique, antimusulman qu’il est “de ceux qui ont toujours eu la tentation de se porter en soutien des victimes”. Un humanisme que démentent ses contradictoires prises de position, ses déclarations et ses écrits. Mais la raison essentielle est loin de cet humanisme et du soutien aux victimes. “Cette raison impérieuse, qui ne m’a jamais lâché, c’est que j’étais juif. C’est en tant que juif que j’ai participé à cette aventure (…) je ne l’aurais pas fait si je n’avais pas été juif”, a-t-il précisé.
Il étalera, par ailleurs, ses origines dont il avait fait part le
13 février à Benghazi. “je m’appelle Levy, fils de Levy, je suis le représentant d’une tribu, qui est l’une des plus anciennes et des plus nobles tribus du monde.” Raison pour laquelle il participe à tout ce qui peut et vise à sauvegarder Israël et partant de là, le sionisme. Être français dans sa conception du sionisme est secondaire. C’est dans cette optique qu’il jouera le second du président français, Nicolas Sarkozy, en Libye, parce qu’“on avait affaire à l’un des pires ennemis d’Israël”. Israël qui est un modèle de démocratie… théocratique.
Djilali B.