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A la une / Actualité

Retard dans la réalisation de l’usine de lubrifiants à Bethioua

Bouchouareb met en garde Total

Abdeslam Bouchouareb, ministre de l’Industrie et des Mines.. ©APS

“Nous avons mis tous les moyens pour vous accompagner et, au bout d’un an, rien n’est fait”, a accusé Bouchouareb, intimant aux responsables du projet Total de “démarrer maintenant.”

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, était, hier à Oran, pour une visite à travers plusieurs sites de complexes et projets industriels structurants. L’importance de ces projets, que ce soit dans la sidérurgie, les travaux publics, l’hydraulique ou encore l’automobile, a été soulignée à maintes reprises par le ministre pour mener à bien le programme quinquennal de son département. Mais deux bémols, et non des moindres, sont venus perturber ce déplacement, au point où Bouchouareb laissera apparaître son irritation et jugera utile de rappeler que pour les intérêts des partenaires, cela devrait se faire dans les deux sens.
En effet, réagissant avec vigueur sur le dossier de l’usine Peugeot, qui doit être implanté dans la région d’Oran, le ministre fera une mise au point où il rappellera les positions du gouvernement. “Je le répète pour la dernière fois, je n’ai jamais dit que tant que Peugeot reste sur ses conditions, il n’y aura pas de projet, j’ai dit que nous sommes deux partenaires et chacun doit faire le pas nécessaire pour qu’on se retrouve. Les intérêts des uns et des autres doivent être respectés et je n’ai jamais conditionné le projet d’une manière unilatérale”, précisera-t-il avant d’ajouter : “La visite d’aujourd’hui est d’une importance telle que le projet de Peugeot devient secondaire.” Plus loin, c’est le projet de l’usine de lubrifiant du groupe Total Algérie, implanté à Bethioua, pour un investissement de 1 932 MDA, qui sera à l’origine de l’irritation du ministre qui aura des termes pour le moins sévères à l’égard des initiateurs du projet, en raison du retard dans le démarrage des travaux. Bouchouareb indiquera à ses interlocuteurs l’importance économique et stratégique de ce projet qui doit permettre la substitution d’importation de produits dérivés des hydrocarbures. “C’est un produit qui, dans notre politique économique, est important. Nous avons mis tous les moyens pour vous accompagner et, au bout d’un an, rien n’est fait”. Et de mettre en garde Total Algérie : “Cela ne peut pas durer… parce qu’on ne peut pas faire prendre des risques à d’autres investisseurs sur ce segment. On ne peut pas se suffire de cette situation ; d’autres veulent investir dans ce créneau et je ne peux pas les contenir indéfiniment. J’ai besoin de celui qui est le plus efficace dans son investissement et  je ne peux pas continuer à importer des produits de l’extérieur, ceux de Total et d’autres. Ou on joue le jeu ou on ne le joue pas et on fait jouer la concurrence.” Pour Total Algérie, les retards auraient été causés par les quatre avis d’appels d’offres infructueux pour le choix de l’entreprise de réalisation, ce à quoi rétorquera encore le ministre : “Chacun a ses priorités, ses contraintes, il y a un décalage et nous continuons à importer des lubrifiants. Vous devez démarrer maintenant.”
Par ailleurs, le ministre de l’Industrie s’était montré satisfait, notamment au niveau de l’extension du projet de sidérurgie de Tosyali, qui parviendra à une capacité de 2,1 millions de t/an de rond à béton et aciers divers. Néanmoins, le ministre a demandé à ce que la production ne se limite pas au rond à béton et qu’elle s’oriente vers d’autres produits pouvant permettre une intégration dans les projets mécaniques. Par rapport à la création d’emplois de manière globale, Bouchouareb affirmera que “c’est la première fois depuis 1991, après la réforme du secteur public, que le secteur économique public crée des emplois permanents”. Dans l’après-midi, le ministre devait poursuivre sa visite qui le mènera sur les sites d’autres zones industrielles implantées dans la wilaya d’Oran.

D. LOUKIL


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