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A la une / Actualité

loi sur la santé

Boudiaf tient à son projet

© D.R.

“S’il y a une loi qui protège le citoyen, c’est bien ce projet de loi sur la santé et je suis prêt à débattre avec quiconque dira le contraire.” Telle a été la réaction du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Boudiaf, ce jeudi, à Oran, lorsqu’il a été interpellé sur la déprogrammation dudit projet de loi et sur son contenu.
Contenu décrié par nombre de professionnels de la santé et des syndicats qui subodorent, à travers certains de ses articles, la préparation à une privatisation du système de santé publique puisqu’il y est fait référence, “à la fin, de la gratuité des soins pour les Algériens”.
Poursuivant sur ce chapitre, le ministre a persisté à défendre son projet contre ses détracteurs qui sont, dit-il, “des gens allergiques aux changements”, ajoutant que les opposants à son texte agissent “pour l’exploitation de l’opinion publique”.
Abdelmalek Boudiaf ajoutera que le texte a été enrichi par des professionnels et que “s’il y a un article qui présente cette tendance (la privatisation du système de santé publique NDLR), moi, ministre, je le retire”. Quant à savoir pour quelle raison le projet de loi a été retiré de l’APN, qui devait l’examiner fin janvier, il a expliqué que    “sa programmation, pour être débattu à l’APN, a fait qu’il risquait de passer devant une Assemblée vide”. C’est là, faut-il rappeler, un épisode difficile pour le ministre suivi par l’affaire du RHB, l’ayant fragilisé, et que, depuis, des rumeurs l’annonçaient comme partant du gouvernement. Boudiaf a également soutenu la production nationale de médicaments, alors qu’il visitait les locaux de la société privée Sophal de produits pharmaceutiques qui commercialise 70 produits sous 4 formes différentes
avec une production estimée à plus de 30 millions de boîtes, dont 25 sous forme injectable, en 2016.
Le ministre rappellera qu’à l’heure actuelle aucun médicament produit localement n’est importé, insistant sur les demandes d’agrément pour de nouveaux projets de production de médicaments au nombre de 150. “Nous demandons à chaque investisseur de s’engager par écrit que sa production couvre le marché national ou qu’au moins il le fasse de manière progressive”, rappellera-t-il. L’autre étape problématique de la visite du ministre de la Santé s’est faite sur le chantier à l’arrêt du centre des brûlés d’Oran à vocation nationale. Alors que le projet devrait être livré cette année, les travaux sont à l’arrêt et n’ont pas dépassé le stade du gros œuvre. Pour autant, le ministre avec le DSP, en dépit du constat sur le terrain, se refusent encore à parler de retard pour ce projet. Boudiaf concédera que, le cas échéant, la réglementation sera appliquée à l’encontre de l’entrepreneur ayant obtenu de nombreux projets relevant du secteur de la santé à Oran. Sur cet aspect des projets engagés à Oran, le ministre a affirmé qu’il n’y avait pas gel des projets et qu’il n’y avait pas de problème pour les autorisations de programmes.


D. LOUKIL

 


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