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Il s’est exprimé de la prison d’El-Harrach

Bouregâa parle de l’armée et du “hirak”

Lakhdar Bouregâa. © Louiza Ammi/Archives. Liberté

Il accuse des “parties engluées dans la corruption qui tentent (...) de briser l’unité nationale pour échapper à la justice (...)” d’être derrière le maintien du statu quo.

Le moudjahid Lakhdar Bouregâa, ancien chef militaire de la Wilaya IV historique, s’est exprimé, hier, depuis sa cellule à la prison d’El-Harrach, sur le mouvement populaire et sur ses positions concernant l’armée. À ceux qui l’accusent de s’être attaqué à l’Armée nationale populaire, le moudjahid s’en défend et rappelle que ses propos, contenus dans un livre qui recueille ses mémoires, ne s’adresse pas à l’armée d’aujourd’hui. 

“À propos de mes déclarations sur la création de l’armée de l’État algérien indépendant, cette phrase est un témoignage historique consigné dans mes mémoires publiées il y a plusieurs décennies, elles ne visent aucunement la troisième génération des enfants de l’Indépendance qui représentent l’écrasante majorité des membres de l’Armée nationale populaire, actuellement”, indique l’ancien maquisard dans une lettre rendue publique par ses avocats. Il indique même son travail qui consistait à éviter de se confronter aux services de sécurité, dont l’armée, “en partant de ma conviction que ces institutions protègent l’État et l’unité nationale”. 

S’il croupit en prison, Lakhdar Bouregâa ne renie rien de son engagement en faveur du mouvement populaire.  “J’ai accompagné les frères et sœurs parmi le peuple algérien dans leur hirak et soutenu leurs revendications légitimes, de même que j’ai toujours appelé à préserver le caractère pacifique (lors des actions de protestation)”, a-t-il indiqué, tout en révélant qu’il avait “aussi refusé les sollicitations de responsables politiques au plus haut sommet du pouvoir uniquement parce que le peuple les rejette en tant que personnes”.

Par ailleurs, Lakhdar Bouregâa accuse des parties “engluées dans la corruption (qui) tentent par tous les moyens, même les plus vils, de briser l’unité nationale afin qu’elles puissent s’échapper” à la justice d’être derrière le maintien du statu quo. L’ancien maquisard ne cite pas ces parties. Mais il évoque des connexions avec des puissances étrangères, qu’il ne nomme pas non plus.

“Plusieurs pays ont peur de voir s’exporter ce mouvement pacifique, et ce sont ces pays qui tentent de brouiller les cartes en vue de porter atteinte à ses objectifs”, lit-on encore dans la missive de Bouregâa.  Malgré la répression, Bouregâa demande aux Algériens de garder leur calme, “afin de rester sur leurs gardes et préserver le caractère pacifique dans leurs revendications, de s’éloigner des provocations et d’éviter la confrontation, et de mettre la préservation de la nation comme première priorité”.

C’est la deuxième fois que Lakhdar Bouregâa s’exprime publiquement depuis son incarcération en août dernier. Le premier communiqué, signé de son nom, concernait le maintien de l’équipe d’avocats qu’un communiqué douteux avait déchargés de la mission de le défendre. 
 

Ali Boukhlef

 



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