Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Après un séjour médical en Suisse et de fortes spéculations

Bouteflika a regagné Alger hier

Le président de la République, Abdelaziz Boutefika. ©D. R.

La faiblesse de la communication institutionnelle a laissé le champ libre à la presse étrangère qui a spéculé sur les raisons de l’hospitalisation du président Bouteflika en Suisse.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, est rentré hier en Algérie, après une hospitalisation dans un hôpital cantonal suisse. Le compte Twitter de GVA Dictator Alert, qui indique le mouvement des vols sur l’aéroport de Genève, a mentionné le décollage d’un avion algérien à 14h48, heure suisse. Deux heures plus tard, la présidence de la République confirme, par le truchement d’un communiqué repris par l’agence APS, que le chef de l’État “a regagné Alger ce samedi 1er septembre 2018, après un bref séjour à Genève où il a effectué des contrôles médicaux périodiques”. Le séjour du premier magistrat du pays dans la structure hospitalière helvétique ne s’est pas prolongé au-delà de quelques jours. Si les médias nationaux ont traité l’information avec circonspection, la presse étrangère s’est emparée de l’actualité de telle manière à épiloguer longuement sur la santé du chef de l’État et ses capacités réelles à briguer un cinquième mandat. “Hospitalisé 80 jours à Paris en 2013 après son AVC, Bouteflika s’est depuis rendu plusieurs fois à l’étranger pour des ‘contrôles médicaux périodiques’, à Paris, Grenoble ou Genève. L’AVC dont il a été victime a affecté sa mobilité et son élocution. Ses apparitions — en fauteuil roulant — sont rares et il ne s’exprime plus en public.” Le rappel de l’AFP est largement repris par des journaux et des sites européens et africains. “L’état de santé réel d’Abdelaziz Bouteflika, fortement diminué, est un mystère. Le Président pourrait malgré tout se représenter en 2019, mais l’armée veille”, a publié Mediacongo. Pour sa part, Mondafrique, un portail d’information créé en 2014 et dirigé par un ancien journaliste du Monde, de Libération et du Canard Enchaîné, note dans un article mis en ligne le 30 août : “Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, est soigné au huitième étage du service oncologie de l’hôpital cantonal de Genève, mais à l’aile des malades en phase critique.” En soulignant que les informations ont été fournies par des Algériens venus rendre visite à des proches hospitalisés dans le même service, le média indique que “toutes les précautions ont été prises par l’entourage présidentiel pour empêcher que la moindre information ne soit publiée sur l’état de santé du président Bouteflika. Le secret a été exigé de tout le personnel médical”. Sur les réseaux sociaux, l’écrit est massivement partagé. Les Algériens pensent ainsi obtenir des détails sur la santé du chef de l’État par des sources autres que celles autorisées à communiquer sur le dossier. À vrai dire, depuis son accident vasculaire cérébral en avril 2013, la communication autour de la santé du président de la République frôle l’ubuesque. Des Premiers ministres, des ministres, des chefs de partis arrimés au pouvoir… ne cessent de répéter, depuis cinq ans : “Il va bien. Sa santé s’améliore régulièrement. Son cerveau fonctionne parfaitement.” Sporadiquement, des personnalités non habilitées usuellement à aborder le sujet publiquement s’en confient allègrement. En juin 2015, François Hollande en a fait d’ailleurs trop en estimant “rare de rencontrer un chef d’État qui a cette alacrité”. Il en est de même pour Lakhdar Brahimi, qui a affirmé en mars dernier : “Sa mémoire est très forte. C’est lui qui me fait rappeler parfois des personnes et des dates.” Les propos sont généralement optimistes, sans vraiment rassurer l’opinion publique, qui, à ce jour, ne sait pas du tout comment va le Président.

Souhila H.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER