Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Il signera la Loi de finances 2019 dans un contexte d’opacité et de spéculations

Bouteflika : l’épreuve de vérité

Le Conseil des ministres se tient dans un contexte politique particulier. © D. R.

Jusqu’à l’heure actuelle, nul ne sait exactement les intentions du locataire d’El-Mouradia, encore moins le maintien ou non de l’échéance électorale dans les délais prévus par la loi.

Sauf imprévu de dernière minute, le chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika, absent des écrans depuis la cérémonie de recueillement à la mémoire des martyrs, le 1er novembre dernier au cimetière d’El-Alia, devrait signer aujourd’hui la loi de finances 2019, selon plusieurs sources médiatiques. Mais officiellement, la présidence de la République n’a pas encore communiqué sur cette réunion. Dernière “activité” de l’année pour le Président, dont les apparitions publiques se sont réduites comme peau de chagrin depuis celles effectuées à la Grande mosquée d’Alger où les travaux s’éternisent, à la zaouïa Belkaïdia sur les hauteurs d’Alger et lors de l’inauguration de l’extension des lignes du métro d’Alger au printemps dernier, cette signature devrait immanquablement focaliser l’intérêt non seulement des Algériens et des observateurs, mais également des chancelleries étrangères. Car au-delà du cérémonial, somme toute classique, l’intérêt vaut aussi pour l’état de santé réel dans lequel le Président devrait apparaître. Très affaibli par l’AVC, dont il a été victime en 2013, lequel a affecté son élocution et sa mobilité, Abdelaziz Bouteflika est apparu en novembre dernier encore plus affaibli, l’air un peu hagard, se pliant péniblement au cérémonial de circonstance. Autres centres d’intérêts : d’éventuelles annonces de nature à lever le voile sur ses intentions, mais également sur l’agenda politique de l’Exécutif dans les prochaines semaines. Car il faut bien se rendre à l’évidence : en l’absence de lisibilité politique et devant l’opacité ambiante, délibérément entretenue ou conséquence de l’impasse historique du régime, jusqu’à l’heure, nul ne sait exactement les intentions du locataire d’El-Mouradia, encore moins s’il y aura maintien ou non de l’échéance électorale dans les délais prévus par la loi. Depuis quelques semaines, en effet, des propositions, aux relents de ballons-sondes, qui émanent essentiellement des partis du pouvoir ou évoluant à sa périphérie, sont soumises à l’appréciation de la population dans l’optique probablement d’imposer l’option qui prolonge la vie d’un régime pour le moins devenu obsolète et inopérant et visiblement aux abois. Entre les partisans d’un 5e mandat au profit du Président, même très diminué physiquement, ceux qui plaident, comme le MSP, en faveur d’un report de l’échéance électorale d’une année, le temps d’engager des réformes politiques consensuelles d’un commun accord, et ceux, à l’image de TAJ, qui préconisent la tenue d’une conférence sous l’égide du Président, les contours du consensus peinent à s’esquisser. Et nul ne peut parier un dinar sur la manière dont les choses pourraient évoluer dans les prochaines semaines, alors que l’opinion nourrit de plus en plus des appréhensions. Bouteflika va-t-il concéder, même si certains nourrissent quelques soupçons, depuis au moins 2016, qu’il est le véritable auteur de nombre de décisions et d’orientations, à faire des annonces à même de dégager les horizons politiques pour la nation ? Louisa Hanoune, qui, elle-même, a entrepris une initiative en 2016, en compagnie de figures historiques et de personnalités pour rencontrer, mais en vain, le Président, a annoncé, samedi dernier, qu’il pourrait “faire des annonces le 26”, c'est-à-dire, hier, avant qu’elle ne se rétracte, accusant la presse d’avoir déformé ses propos. Le cafouillage est tel que même le “ton présidentiel” a changé entre le dernier Conseil des ministres, tenu en septembre dernier, et le message adressé aux walis, fin novembre dernier. Alors qu’il avait exigé du gouvernement des “résultats diligents” dans un certain nombre de chantiers, lors du dernier Conseil des ministres, Abdelaziz Bouteflika s’est montré plutôt virulent dans sa missive aux walis, mais sans pour autant situer ses cibles.


Karim Kebir

 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER