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Les images diffusées ne servent pas le 5e mandat

Bouteflika : une sortie contre-productive

Le président de la République, dont les sorties sur le terrain sont quasiment inexistantes depuis l’entame de son quatrième mandat en avril 2014, voire depuis son AVC une année auparavant, a procédé, avant-hier, lundi, aux inaugurations de la mosquée Ketchaoua et des extensions du métro d’Alger vers la place des Martyrs et Aïn Naâdja. L’appel, au nom de l’instance de coordination du parti, deux jours auparavant, du secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Djamel Ould Abbes, à une représentation du chef de l’État sortant pour un cinquième mandat, donnait à cette sortie un air de précampagne électorale.
La proximité des deux événements ne serait d’ailleurs pas le fruit du hasard. Soit, mais cette orchestration a, au bout du compte, plus desservi que  servi Bouteflika. L’état physique dans lequel ce dernier est apparu ne plaide pas pour une prolongation de son bail au Palais d’El-Mouradia.
Les images diffusées du Président, la pénibilité qu’il a éprouvée au moment d’accomplir le geste solennel d’inauguration de la mosquée Ketchaoua, notamment, suggèrent plutôt l’impératif de sa mise à la retraite politique que la poursuite de son magistère, déjà excessivement long. Elles suggèrent même l’urgence de le faire. Y compris pour des considérations strictement humaines.
Après cette apparition publique, l’opinion est définitivement édifiée sur l’incapacité du chef de l’État à accomplir convenablement les charges que lui recommandent ses hautes fonctions et à honorer ses obligations constitutionnelles. La sortie de Bouteflika dans la capitale fait même office d’un démenti cinglant aux affirmations de ses amis proches et autres thuriféraires quant à ses aptitudes à gouverner. Les déclarations, en mars dernier, de Lakhdar Brahimi, l’une des rares personnalités admises à lui rendre visite régulièrement, paraissent, aujourd’hui, comme des assertions exagérées.
L’ancien diplomate, interviewé dans le sillage d’une visite à Bouteflika, a attesté que ce dernier “jouit de ses capacités mentales et cognitives” que “sa mémoire est très forte, c’est lui qui, parfois, me rappelle des personnalités et des dates. Hormis sa voix basse, il est en très bonne santé. Il gouverne, gère et suit les dossiers et toutes les affaires du pays”. S’il s’est voulu être un plaidoyer politique devant servir les ambitions du chef de l’État, le propos de Brahimi devait valoir aussi de certificat de bonne santé. Mais ce lundi, les Algériens ont eu à vérifier de visu qu’au moins, le président de la République n’est pas “en très bonne santé”. Les images sont parlantes.
Certaines vidéos et certains clichés trahissaient un manque de lucidité criant. Si criant d’ailleurs que nombre d’observateurs se demandent si le cinquième mandat auquel travaille assidûment le FLN décline la volonté propre de Bouteflika ou c’est celle du clan. C’est là la grande question.

Sofiane Aït Iflis


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