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Sa peine est réduite à deux mois de prison ferme

Brahim Laâlami retrouve la liberté

© D. R.

Le jeune activiste a écopé de deux mois de prison ferme dans une des huit affaires dans lesquelles il est poursuivi. Les sept autres sont renvoyées au 13 septembre prochain.

Le militant Brahim Laâlami a été condamné ce dimanche à deux mois de prison ferme et 50 000 DA d’amende lors du procès en appel au tribunal de la cour de Bordj Bou-Arréridj, indique Me Mounir Gherbi, un des membres du Collectif des avocats. Ainsi, Brahim Laâlami a quitté la prison hier, dimanche, après avoir purgé sa peine.

“Le verdict dans le procès du détenu Laâlami Chems Eddine, dit Brahim, est tombé aujourd’hui, dimanche 30 août : deux mois de prison ferme”, dira l’avocat, qui précise que l’accusé a été jugé dans une des 8 affaires et que les 7 autres ont été renvoyées au 13 septembre prochain.

Le parquet avait requis la confirmation de la condamnation prononcée par le tribunal de première instance d’un an de prison ferme et 50 000 DA pour outrage à une institution.

Le Collectif des avocats, dans une déclaration à notre journal, a annoncé poursuivre en justice le procureur adjoint pour ses propos et sa conduite inappropriée envers la défense et le droit de la défense, lors du procès. “Nous dénonçons l’attitude du procureur adjoint envers la défense”, dira Me Gherbi.

“Nous dénonçons l'attitude et l'intervention du procureur général adjoint qui a qualifié les avocats de populistes, ce qui nous a poussés à vivement protester et lui demander de respecter l'éthique et le réquisitoire selon la loi”, ajoute notre interlocuteur en précisant que le Collectif de la défense a écrit aux responsables concernés et au doyen des avocats de Sétif, responsable de la région et président national de l'Union des avocats algériens.

Pour rappel, le verdict dans le procès de Brahim Laâlami est tombé le 23 juillet dernier avec une lourde condamnation de 18 mois de prison ferme et d’une amende d’un million de dinars (100 millions de centimes).

Brahim Laâlami a été arrêté le 2 juin devant la Cour de Bordj Bou-Arréridj, alors qu’“il distribuait des couffins d’aides aux familles démunies”, rappelle un de ses avocats, qui précise que Brahim Laâlami a été jugé dans huit affaires.

Il a, ensuite, été placé sous mandat de dépôt le 3 juin, après avoir été présenté devant le procureur du tribunal de Bordj Bou-Arréridj, puis devant le juge d’instruction en comparution immédiate.

Selon les avocats, Brahim Laâlami était poursuivi pour 4 chefs d’inculpation : diffamation pour laquelle il a été relaxé, mais aussi pour outrage à corps constitués (police et justice), atteinte et outrage à un agent en plein exercice de ses fonctions qui lui ont valu des mandats de dépôt. Qui est Brahim Laâlami ?

Ce jeune tailleur était notamment sorti seul le 11 février 2019, soit 11 jours avant le début du mouvement populaire, en brandissant une pancarte sur laquelle était écrit en caractères gras : “Non au 5e mandat.” Un statut qui a fait de lui l’un des premiers Algériens à afficher publiquement le refus de la reconduction de Bouteflika, et à appeler à manifester.

Brahim se distinguera plus tard sur le terrain dans sa ville natale, et surtout sur les réseaux sociaux où il est devenu influenceur grâce à sa verve et son esprit pourfendeur des tenants du pouvoir et défenseur des opprimés. Dès l'annonce du verdict hier, les amis et la famille de Brahim Laâlami se sont dirigés vers la prison, en scandant les slogans phare du Hirak.
 

Chabane BOUARISSA

 


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