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Processus de régulation du commerce entre l’UE et l’Algérie

Bruxelles réclame d’Alger un agenda

Les questions commerciales ont été au cœur  des préoccupations soulevées à l’occasion de  la 11e session du Conseil d’association Algérie-Union européenne tenue hier à Bruxelles. Dans une déclaration, la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Mme Federica Mogherini, a affirmé : “Je souhaite réaffirmer notre volonté à ce que les mesures de régulation des échanges commerciaux soient prises dans le respect de l’accord d’association. Nous avons convenu aujourd’hui de finaliser nos discussions à ce propos dans les meilleurs délais et si possible, avant la fin de l’année, dans un esprit de coopération mutuelle.”
Mme Mogherini a rappelé que l’accord d’association intègre des mécanismes permettant de tenir compte des difficultés économiques rencontrées par l’une ou l’autre partie. L’Union semble ainsi vouloir calmer les tensions provoquées par les mesures prises de manière unilatérale par Alger pour faire baisser les importations dans un contexte de crise.
Les restrictions aux importations ont été fortement critiquées par Bruxelles. Dans un rapport officiel qu’elle a rendu public, l’UE a, en effet, estimé qu’en janvier 2016, l’Algérie a pris une série de mesures “restrictives” au commerce bilatéral avec l’UE sous forme d’introduction de licences d’importation non automatiques pour certains produits, tels que les voitures, le ciment et le rond à béton. Ces mesures “protectionnistes” prises “sans concertation préalable” avec l’UE sont venues s’ajouter aux restrictions et entraves au commerce et à l’investissement déjà existantes, en rendant encore plus difficile le climat des affaires pour les opérateurs économiques européens, a déploré l’UE dans ce  document sur l’état des relations UE-Algérie dans le cadre de la politique européenne de voisinage rénovée. Pour l’UE, l’introduction des licences d’importation n’est pas conforme aux obligations de l’accord d’association entre les deux partenaires.
Le pays a, cependant, abandonné le régime des licences, mais il a décidé l’interdiction à l’importation de près de 900 produits. Côté algérien, le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a plaidé pour le renforcement du dialogue et de la concertation dont l’objectif est de “densifier les relations bilatérales dans l’intérêt mutuel et l’équilibre des intérêts”. Il a souligné que le dialogue et la concertation restent “le meilleur moyen” de rapprocher nos positions et nos points de vue pour les centrer sur les fondamentaux de notre relation globale, la densifier davantage dans l’intérêt mutuel et l’équilibre des intérêts et faire face  aux défis communs de sécurité et de développement qui se posent à nous.
Pour le chef de la diplomatie algérienne, cette approche est “valable” aussi pour les questions commerciales ainsi que pour “les préoccupations soulevées” par l’UE concernant ses parts de marché en Algérie suite aux mesures de “rationalisation des importations” prises par le gouvernement algérien dans un contexte “bien particulier”. Par ailleurs, et selon la “déclaration conjointe” rendue publique à l’issue de cette 11e session du conseil d’association, l’Union européenne et l’Algérie sont liées par un partenariat de “longue date”, “dense” et “divers”, qui a pour vocation d’œuvrer à la “prospérité, au bien-être et à la sécurité de leurs peuples”.
Les deux parties renouvellent leur “attachement” à la mise en œuvre des “priorités communes” de partenariat et des conclusions de l’évaluation conjointe de l’accord d’association, ainsi que leur engagement à approfondir leurs relations dans le but de réaliser un espace commun de stabilité, de démocratie et de prospérité partagées.

Youcef Salami


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1 réactions
Brahms le 15/05/2018 à 16h47

Il n'y a aucun développement. C'est juste de la consommation pour dépenser sans aucun avantage en retour afin de surendetter le pays ou pour nous piquer le restant des devises. Le pétrole monte depuis quelques mois mais cela fait 04 ans, qu'il a baissé donc on a une perte de 100 milliards de dollars depuis 2014. Il faudra du temps et de la stratégie financière pour récupérer cet écart afin d'éviter le surendettement et les fourches caudines du FMi et de la Banque mondiale.

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