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A la une / Actualité

Affrontements à l’arme blanche à l’université Hadj-Lakhdar

Campagne électorale : violent dérapage à Batna

Siège de l’université Hadj-Lakhdar de Batna. © D.R.

Des divergences politiques, selon certaines sources, seraient à l’origine des violents heurts qui ont éclaté au niveau des facultés de biologie et des sciences de l’information et de la communication.

Des affrontements violents ont opposé, hier, à la mi-journée, des étudiants à l’université Hadj-Lakhdar à Batna. Cette bataille rangée, durant laquelle des armes blanches ont été utilisées, aurait donné lieu à une escalade dangereuse de polémiques politiques autour des législatives du 4 mai prochain. Des divergences politiques, selon certaines sources, seraient à l’origine des violents heurts qui ont éclaté au niveau des facultés de biologie et des sciences
de l’information et de la communication. S’adonnant à des déchaînements violents, comme de vulgaires truands, de l’avis de témoins oculaires, les belligérants, usant d’objets contondants, de pierres et de gourdins, ont semé la terreur à l’université. À l’exception d’une quarantaine de jeunes qui ont pris part à cette bagarre, il aura fallu l’intervention des services de sécurité pour évacuer enseignants et étudiants confinés dans des amphithéâtres et autres salles de travaux dirigés. Quatre des antagonistes blessés, notamment à la tête et aux mains, ont été transférés d’urgence par les services de la Protection civile au centre hospitalo-universitaire Benflis-Touhami. Il en a été de même pour deux jeunes filles prises d’un malaise, suite à une rumeur faisant état de morts au cours des affrontements. Une rumeur qui a été vite démentie par la cellule de communication de la Protection civile. Quatre autres étudiants, blessés superficiellement, ont bénéficié de soins sur le lieu des accrochages. Par ailleurs, des dégâts matériels importants ont été constatés. Après ce grave dérapage, les cours ont été suspendus pour une durée indéterminée. Le campus universitaire est fermé. Par précaution, toutes les cités universitaires de la ville de Batna et de Fesdis ont été également vidées de leurs pensionnaires, afin de prévenir de nouvelles querelles qui risqueraient d’avoir des conséquences déplorables tellement les tensions sont vives. Ces tensions dont la première étincelle a été provoquée par des divergences relatives aux prochaines élections législatives du 4 mai. Une grève a été observée au moment de la publication de la liste des candidats FLN. Certains étudiants, n’ayant pas admis l’exclusion de l’un des postulants à la députation, ont provoqué une grève. Événement qui a suscité l’indignation et surtout l’inquiétude d’enseignants universitaires, qui avaient alors mis en garde contre la politisation de l’université. De leur côté, les responsables, qui semblaient redouter des perturbations comme celles que vient de connaître l’institution, faisaient, depuis plusieurs jours, contrôler toutes les personnes à l’entrée. Cela n’a pas empêché que des gourdins et autres objets aient été utilisés dans la bagarre. L’université de Batna a déjà été entachée par des grèves récurrentes, observées au gré des leaders des multiples organisations estudiantines, soit à l’approche des examens, soit pour faire pression sur l’administration, afin d’obtenir des concessions quant aux résultats.
Avec ce qui s’est passé hier, sa réputation prend immanquablement un autre mauvais coup.


Laldja MESSAOUDI

 


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1 réactions
meliani le 27/04/2017 à 11h35

Un lieu de connaissances,de savoir et de culture objet d’affrontements fratricides !! quelle honte!aux yeux des pays qui nous regardent à un moment où notre pays doit faire preuve de sagesse et de démocratie ! Mme.Benghabrit doit saisir les autorités policières et judiciaires et sévir avec fermeté car c'est inadmissible et intolérable et les perturbateurs doivent êtres éliminés de tous les lieux d'études et de cultures !!!!.

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