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A la une / Actualité

à deux semaines des élections locales

Campagne maussade à Tiaret

à deux semaines des élections locales du 23 novembre, la campagne se poursuit à Tiaret, au même rythme fastidieux qui l’a caractérisée depuis son début tant elle ne semble susciter aucun intérêt chez la plupart des citoyens. Un climat illustré par une monotonie pour le moins singulière à telle enseigne que même les formations politiques en lice semblent baigner dans leur somnolence habituelle. Hormis les partis considérés comme “grosses cylindrées”, les autres sont peu visibles sur la scène politique locale. Ainsi, la population affiche clairement son désintérêt des joutes électorales, bien justifié par de nombreuses promesses jamais tenues par des candidats lors des échéances précédentes, et à tous les niveaux, y compris par les postulants au Parlement. “Ces candidats, gonflés par leur opportunisme ne nous connaissent que lors de la campagne pour nous ignorer dès leur investiture et durant tout leur mandat”, s’est emporté cet homme d’un certain âge qui se demande ce que pourront bien apporter la plupart de ces candidats, notamment ceux déjà connus, si ce n’est l’aggravation du cadre de vie. “Ceux que nous avions à chaque fois élus se sont intentionnellement dérobés durant un quinquennat pour ne réapparaître qu’à la veille de la campagne pour tenter de nous embrouiller  avec les mêmes promesses”, tempêtera un autre interlocuteur que nous avons abordé. Devant ces promesses, les citoyens se disent simplement surpris par le faible niveau des discours de la majorité des candidats, y compris et surtout certains parmi les plus habitués à cet exercice, qui se contentent pour la plupart d’effectuer des tournées de proximité, de tenir de courtes réunions internes ou de furtives rencontres avec les militants. Ainsi, en plus de l’absence de cortèges et sonorisations connus dans le temps à travers les rues et quartiers, la grisaille de cette campagne est marquée par la pauvreté de l’action militante. Il y a moins d’affiches et de banderoles. On est loin du temps où des bandes de militants, les convictions chevillées aux corps placardaient le moindre mur de la cité. Même les partis ne semblent pas s’en plaindre, se contentant du minimum effort. Aucune activité susceptible de sensibiliser la population n’est menée, hormis la proximité qui frise un rituel lassant. L’ambiance est morose. Les partis se sont pourtant livrés à une incomparable “gymnastique” lors de la confection des listes de candidature et l’introduction des recours, pour enfin se suffire du minimum d’effort, attendant le 23 novembre et le verdict de l’urne. C’est à croire qu’ils ne se sont inscrits en compétition que pour participer, sans conviction ni objectif politique. Pour rappel, la confection des listes avait été largement contestée au sein de certains partis, comme le FLN où la tension avait atteint parfois son paroxysme avec des protestations violentes. Par ailleurs, le climat est d’autant plus obnubilant pour les 728 postulants, composant les 13 listes partisanes pour l’APW et ceux appelés à participer aux 254 listes des APC, qui défilent timidement à travers les différentes localités.


R. SALEM


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