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le Cercle s’implique dans le mouvement de protestation

Care appelle à la poursuite de la mobilisation

Le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (Care) appelle à la poursuite de la mobilisation pacifique de la population algérienne. Dans un communiqué, le think tank indique que “la mobilisation exceptionnelle des jeunes femmes et des jeunes hommes algériens, et leurs aînés à leurs côtés, a eu un retentissement mondial authentique qui a forcé le Président en place et le clan qui l’entoure à renoncer formellement à leur funeste” projet de cinquième mandat.
Néanmoins, relève le think tank, “ce retrait purement tactique a été accompagné d’un habillage douteux, sous la forme de sept propositions aussi incohérentes qu’irréalistes, dont la seule finalité est celle de la pérennité aux commandes d’une équipe qui, après avoir exercé le pouvoir sans partage vingt années durant, aura lamentablement échoué après avoir surtout fait montre de son incompétence et de sa corruption”. Son mandat arrivant à échéance, la raison voudrait que le Président en exercice se retire tout simplement. “En procédant unilatéralement à l’arrêt du processus électoral, au mépris des dispositions de la Constitution en vigueur, il a mis en danger les institutions de notre pays”, estime Care, ajoutant que “rien que pour cette raison, il s’est de lui-même disqualifié pour la recherche de solutions pour l’avenir”. Les membres de Care, s’ils déplorent “l’absence affligeante de réaction formelle du Conseil constitutionnel, n’ont pas de doute que la société algérienne, riche de sa diversité, de son enracinement civilisationnel et de la détermination de tous ses enfants, dispose largement de moyens pour surmonter, dans le consensus, les défis qui sont momentanément en face d’elle”. Par ailleurs, en raison même de la vocation qui est la sienne, Care exprime sa très forte inquiétude face à la détérioration sans précédent des grands équilibres de l’économie algérienne et, en particulier, du budget de l’État algérien.
Le gouvernement en place jusqu’ici, s’était enfermé dans une forme de fuite en avant avec l’option dangereuse du financement par la planche à billets de déficits abyssaux du Trésor public, une option qui signe, par là même, le constat de sa faillite économique. “Le communiqué présidentiel du 11 mars 2019, en engageant le pays sur un chemin aventureux, tourne le dos au nécessaire consensus sur les réformes économiques promises depuis longtemps et jamais mises en œuvre”, regrette Care.


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