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A la une / Actualité

nazim zouiouèche, ex-p-dg de sonatrach

“Ce n’est pas une solution dans l’immédiat”

“L’Algérie n’a pas besoin pour le moment d’exploiter le gaz de schiste que recèle le sous-sol du pays”, annonçait, fin avril, le ministre de l’Énergie et des Mines, Noureddine Boutarfa. Priorité, donc, à l’exploitation du gaz conventionnel et aux énergies renouvelables qui font l’objet d’un programme visant, à l’horizon 2030-2035, la production de 22 000 MW.
Cinq mois après, le gouvernement semble faire un virage à 180 degrés avec l’annonce du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui a demandé au groupe pétrolier public Sonatrach de reprendre l'exploration du gaz de schiste. “Il ne s'agit pas là d'une démarche aventurière, mais d'une option visant à garantir l'avenir en matière énergétique”, a expliqué M. Ouyahia. Avec cette annonce, le gouvernement semble donner l’impression de compter sur les ressources en gaz de schiste qui seraient les quatrièmes au monde, selon plusieurs études, pour compenser la baisse des prix des hydrocarbures classiques, principale ressource du budget de l'État.
L’Exécutif surfe ainsi sur le contexte de crise économique et de baisse des prix du brut pour justifier l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. Comme cela était le cas en 2013, le pouvoir veut continuer sa politique rentière en se lançant dans des annonces de disponibilités d’hydrocarbures. Dans les faits, tous les experts sont unanimes à dire que le gaz de schiste n'est pas pour demain. Le développement du gaz et du pétrole non conventionnels, c'est du moyen à long terme, pas du court terme. Le Premier ministre qui table sur une période de cinq années pour dépasser la crise ne peut donc compter sur les schistes dans sa démarche.
Joint par téléphone, Nazim Zouiouèche, ancien P-DG de Sonatrach et expert international en énergie, a estimé que les schistes sont une énergie que nous avons et qu’il faut exploiter, mais il ne constitue pas une solution dans l’immédiat. Nazim Zouiouèche a souligné qu’il faut du temps et des moyens. Selon lui, Il faut d'abord avancer dans les études d'évaluation avant de passer à l'étape de l'exploration. Par ailleurs, les schistes ont besoin de continuels apports de capitaux pour maintenir la production. Ce qui va engendrer d’énormes dépenses. Il faut donc disposer des moyens financiers pour faire face aux investissements que nécessite l’exploitation de ces ressources non conventionnelles. Selon lui, on ne peut atteindre le plateau de production voulu qu’après 10 années. En conclusion, Nazim Zouiouèche a affirmé que le schiste ne peut constituer une solution dans l’immédiat, ajoutant que dans l’immédiat, la solution serait le solaire qui permettra à l’Algérie d’économiser de grandes quantités de gaz puisque la génération électrique en Algérie peut se faire avec le gaz. Outre les raisons techniques, les considérations économiques font que l'exploitation du gaz de schiste demeure complexe.


Saïd Smati


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