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A la une / Actualité

Jijel

Ces “parkingueurs” qui continuent à défier l’État

Le diktat des gardiens de parking autoproclamés. ©D. R.

Les internautes ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux afin d’inciter les automobilistes à ne pas payer, précisant que le prix du stationnement d’un véhicule léger est fixé par l’État à 50 DA.

Depuis le début de l’été, les estivants qui ont jeté l’ancre dans les différentes stations balnéaires de l’antique Igilgili ne sont guère satisfaits des prestations qui leur sont fournies. La prolifération des parkings sauvages et les dépassements de certains gardiens de parkings légaux ont transformé les journées des vacanciers en un véritable cauchemar. Les conducteurs, qui ne savent même plus à qui exposer le problème, sont contraints de payer une place de stationnement dans chaque coin et recoin de la ville, faute de quoi, leur véhicule sera endommagé. Ce phénomène, qui a pris de graves proportions, a poussé bon nombre de citoyens à se poser les mêmes questions : “Où sont les autorités ? Pourquoi l’instruction du ministre de l’Intérieur n’est-elle pas appliquée ?” En effet, des jeunes venus des différents quartiers des hauteurs de la ville obligent les automobilistes, notamment ceux accompagnés de leurs familles, à s’acquitter de la “dime” qui varie entre 100 et 200 DA. Ce constat, qui nuit sévèrement à la promotion du tourisme local, a été fait au niveau du quartier Casino, près de la ruelle jouxtant le stade Colonel-Amirouche, au centre-ville de Jijel. Des jeunes, qui, visiblement, ne reculent devant rien, n’hésitent pas à intimider les propriétaires des véhicules qui refusent de se soumettre à leur loi. Interrogé, un automobiliste originaire de Constantine s’est dit indigné par ces pratiques. “J’ai payé 100 DA sans obtenir un ticket, je n’ai pas vraiment le choix puisqu’on cherche à éviter les altercations avec ces jeunes délinquants”, dira notre interlocuteur qui a stationné sa voiture sur le trottoir. En effet, personne n’ose porter plainte contre ces gardiens autoproclamés de parkings, car cela entraînera les deux parties devant la justice, ce qui n’arrange en aucun cas les estivants venus passer du bon temps loin du stress et de la pression du travail. “Normalement, il suffit de dénoncer cet acte illégal, pourquoi devrais-je comparaître devant la justice et gâcher mes vacances ?”, dira cet estivant. Bon nombre de personnes que nous avons rencontrées près du boulevard de La Brise de mer ou sur l’esplanade de Beaumarché se sont dit choqués par l’anarchie installée par ces pseudogardiens de parking qui piétinent, en toute liberté, les lois de la République. Même dans le cas des parkings légaux, les conditions citées dans les cahiers des charges ne sont pas respectées. D’ailleurs, à l’entrée des parkings, les gardiens encaissent le double, voire le triple, du prix autorisé, sans jamais être dérangés, à l’instar de Kissir, de Chalat, d’El-Aouana et de bien d’autres parkings convertis en propriétés privées. Pis encore, ces maîtres des lieux n’hésitent pas, lors de réclamations, d’orienter les automobilistes vers l’APC, la wilaya ou même le poste des services de sécurité pour se plaindre. Face à ces désagréments qui ont fait de cette saison estivale un véritable fiasco, les internautes ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux, afin d’inciter la population à ne pas payer, précisant que le prix du stationnement d’un véhicule léger est fixé par l’État à 50 DA.

RAYAN MOUSSAOUI


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