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des partis dénoncent la convocation du corps électoral

“Cette élection est destinée à sauver le système”

© D. R.

La convocation du corps du électoral, avant-hier 15 septembre, par le chef de l’État par intérim, Abdelkader Bensalah, est considérée par les principaux partis d’opposition comme une nouvelle tentative du pouvoir d’imposer  “sa logique” au peuple algérien. Qualifiée de “dangereuse”, d’“irresponsable” et d’“irréfléchie”, cette décision, estime-t-on, ne répond nullement aux revendications des Algériens. Bien au contraire, elle annonce une autre “tricherie électorale” par laquelle le système veut se maintenir, selon l’analyse de ces partis.

HAKIM BELAHCEL, Premier Secrétaire National du FFS 
“Le pouvoir assumera seul les retombées désastreuses de cette décision irresponsable et arbitraire”
-“Le pouvoir autoproclamé algérien ne veut entendre ni la voix assourdissante de l’écrasante majorité du peuple algérien, ni les appels incessants et responsables de la classe politique et sociale, encore moins la voix de la raison qui lui dicterait d’autres choix et d'autres issues que son acharnement à aller au bout de sa logique. Le pouvoir assumera seul les retombées désastreuses de cette décision irresponsable et arbitraire. Pour sa part, le FFS continuera à lutter pacifiquement et sans relâche aux côtés du valeureux peuple algérien jusqu’à la consécration de ses aspirations légitimes, à savoir l’édification d’un État de droit et l’avènement de la deuxième république.”
 

Atmane Mazouz, Chargé de communication au RCD  
“Le départ du système passe par le rejet d'une autre tricherie électorale”
- “Le pouvoir de fait incarné par Gaïd Salah est désormais en décalage profond par rapport à la crise qui secoue le pays. Son désir d’un passage en force pour la reconduction du système par une autre farce électorale n’aura aucune chance d’aboutir face à un peuple déterminé à reprendre sa souveraineté. Le planning du régime déroulé au pas de charge pour la tenue de ‘sa présidentielle’ n’aura aucun écho favorable chez les millions d’Algériennes et d’Algériens. Pour le peuple, le départ du système et de ses symboles passe par le discrédit et le rejet d’une autre tricherie électorale dont ‘l’adoubé’ est déjà connu pour avoir servi honteusement le régime depuis des décennies. Maintenant que la panique et l’aveuglement sont apparents chez les tenants du pouvoir qui continuent à croire qu’ils peuvent stopper la marche de l’histoire du peuple algérien vers la liberté et la démocratie par la confirmation d’une ligne de répression et de chantages par des détentions arbitraires, les Algériennes et les Algériens doivent demeurer déterminés et mobilisés pour imposer la voie salvatrice d’une transition démocratique de rupture avec un processus constituant. La victoire du peuple est proche.”

Zoubida Assoul, présidente de l’Union pour le Changement 
“C’est une décision qui tourne le dos aux millions d’Algériens” 
-“Le pouvoir en place n’a pas encore appris les leçons du peuple. Pour nous, la convocation du corps électoral est une décision qui tourne le dos aux millions d’Algériens qui sortent depuis sept mois dans la rue pour engager un véritable changement, ou entamer un dialogue inclusif qui permettra de sortir le pays de cette crise politique. Malheureusement, on se rend compte aujourd’hui que le pouvoir n’a pas du tout la volonté d’en finir avec ce système. Les faits nous confortent aujourd’hui dans nos positions que nous avons exprimées bien auparavant. Sur un autre plan, l’on s’interroge comment tout un dispositif législatif a été expédié en 5 jours. Le pouvoir unilatéral a imposé, en 5 jours, l’adoption des deux projets de loi par le Conseil des ministres ainsi que le vote par les deux Chambres du Parlement et le Conseil constitutionnel émis un avis, c’est du jamais vu. C’est dire que ces deux projets de loi ont été élaborés selon la feuille de route de Bouteflika. 
Ce qui a été fait est anticonstitutionnel, puis qu’il existe déjà la haute instance de surveillance des élections selon la disposition 194 de la loi fondamentale. Il faut savoir aussi que les conditions ne sont pas propices pour organiser des élections, puisque le pouvoir en place continue à imposer par la violence sa feuille de route. Pour toutes ces raisons, le peuple ne va pas accepter ces élections décidées par le pouvoir unilatéralement.”
 

Propos recueillis par : hanafi h.


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