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A LA UNE / Actualité

Alors que le blocage des équipements du groupe au port de Béjaïa continue

Cevital : Ouyahia s’en lave les mains

Une vue du port de Béjaïa. © D.R.

Alors qu’il y a seulement huit mois, Ahmed Ouyahia trouvait que la gestion de l’affaire Cevital au port de Béjaïa “n’était pas la meilleure des gestions”, il semble désormais vouloir prendre ses distances avec le dossier.   

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, ne voit plus le conflit opposant le groupe Cevital à l’entreprise portuaire de Béjaïa d’un même regard. Pas, de toutes les façons, depuis qu’il est revenu à la tête du Premier ministère. Hier, lors d’une conférence de presse qu’il animait au siège de son parti, à Ben Aknoun, à Alger, la question du blocage des équipements du groupe Cevital lui a été à nouveau posée, mais Ahmed Ouyahia a pris ses distances avec le dossier. “Aujourd’hui, le dossier relève de la gestion de l’entreprise portuaire de Béjaïa, et de l’autorité du ministère des Transports”, a-t-il coupé court. Pourtant, dans le sillage de la campagne électorale pour les législatives, Ahmed Ouyahia avait soulevé, depuis Béjaïa, fin avril 2017, où il animait un meeting à la maison de la culture Taos-Amrouche, le problème des “blocages dont souffre le groupe Cevital au niveau du port de Béjaïa”. C’est même en plaidant avec beaucoup d’insistance en faveur de la décentralisation “du pouvoir de décision économique par le renforcement des prérogatives des élus locaux”, dans le cadre de la loi, que Ahmed Ouyahia a évoqué ces blocages auxquels fait face le groupe Cevital. “La décentralisation du pouvoir en matière de décision économique locale évitera à un investisseur les désagréments qu’implique le va-et-vient entre la région où il a un projet d’investissement, et Alger”, avait-il indiqué. Ce qui l’amènera à citer comme exemple “le blocage des machines du groupe Cevital au niveau du port de Béjaïa”. Il avait déclaré, textuellement : “Vous avez l’un des plus grands investisseurs du continent dans cette région, le groupe Cevital, et ses machines pour son complexe agroalimentaire sont bloquées au niveau du port de Béjaïa.” Un peu plus d’un mois plus tard, soit à la mi-juin de l’année écoulée, Ahmed Ouyahia animait une conférence de presse en sa qualité de secrétaire général du RND, au siège de son parti, à Ben Aknoun, à Alger.
Un journaliste le relançait sur le blocage dont faisait et fait toujours l’objet le groupe Cevital. Mot pour mot, il avait soutenu : “Nous considérons que la gestion de cette affaire au niveau du port de Béjaïa n’est pas la meilleure des gestions. Cela étant, le groupe Cevital est un grand groupe, il a un grand dirigeant. Ils sont suffisamment capables de défendre leurs intérêts.” Mais voilà qu’entre-temps, Ahmed Ouyahia est redevenu Premier ministre. Et huit mois après les déclarations citées plus haut, le blocage des équipements du groupe Cevital s’avère un dossier qui relève simplement “de la gestion de l’entreprise portuaire de Béjaïa” et, au mieux, du ministre des Transports. Il se trouve que ce même ministre, interpellé à Béjaïa même, sur cette affaire, il y a quelques mois, avait répondu qu’il fallait attendre la décision du Premier ministre puisque celui-ci en avait été saisi. En s’exprimant de la sorte, Ouyahia laisse-t-il entendre que le ministre concerné est appelé à trouver prochainement une issue à ce problème ?  
Il faut rappeler que le blocage du projet de Cevital, portant réalisation d’une unité de trituration de graines oléagineuses à Béjaïa, suite au refus obstiné de la direction de l’entreprise portuaire de Béjaïa de procéder au déchargement des équipements destinés à cette nouvelle usine, aura été un des faits marquants de l’année 2017. Le blocus imposé par le directeur général du port avait suscité un vaste élan de solidarité en faveur du groupe Cevital, au sein de la société civile et de la classe politique.
Ainsi, un comité citoyen, regroupant des militants associatifs, des syndicalistes, des universitaires, des élus et autres acteurs politiques, s’est constitué autour de la défense des intérêts socioéconomiques de la région de
Béjaïa.


Mehdi Mehenni

 


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1 réactions
khaleddem le 22/01/2018 à 11h56

J'ai une question toute bete: Pourquoi CEVITAL ne renvoi pas le materiel vers un autre port Algerien (Alger, Oran, etc...)? Y'a t'il des contraintes techniques et/ou administatives pour ca ? Ou autre chose ?

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