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Les accidents et l’incivisme au rendez-vous du ramadhan

Chaos sur les routes

Les routes algériennes, un tombeau à ciel ouvert. © Archives Liberté

Pas moins de 12 000 sinistres ont eu lieu jeudi, premier jour du Ramadhan, soit le double des accidents qu’enregistrent quotidiennement les compagnies d’assurances qui, au demeurant, ont du pain sur la planche.

Les automobilistes qui étaient contraints d’effectuer les longs trajets au premier jour du Ramadhan auront vécu des moments d’encombrements et d’embouteillages monstres, ajoutés aux accidents souvent mortels et des carambolages. Selon nos sources, les centres d’écoute et d’assistance des compagnies d’assurances étaient débordés d’appels, alors que les services de sécurité et de la Protection civile ne savaient plus où donner de la tête.
La fatigue au volant, la somnolence, l’excès de vitesse et les mauvaises conditions météorologiques étaient autant d’ingrédients qui se sont conjugués en ce premier jour du mois sacré pour créer le chaos sur les routes. Des voitures coincées dans la circulation pendant plus de six heures, klaxons, disputes, hurlements et autres dérapages ont marqué cette première journée ramadhanesque, ajouté aux usagers de la route qui avaient hâte de rentrer chez eux, les dépassements interdits, les faufilages et l’emprunt de la route en sens interdit, comme ce fut le cas sur plusieurs axes routiers congestionnés.
Le sinistre le plus édifiant s’est produit à Aïn Defla, sur les tronçons de l’autoroute Est-Ouest de Boumedfaâ et de Tiberkanine. Selon des témoignages recueillis au téléphone, des carambolages ont impliqué près de 100 véhicules à cause d’une couche épaisse de brouillard qui s’est formé sur cette route réputée pour être “l’axe de la mort”.
“Je roulais à 100 km/h quand, subitement, je tombe sur un brouillard à couper au couteau. J’ai immédiatement activé les feux de détresse et j’ai ralenti. Mais je ne savais pas qu’il y avait un carambolage devant moi.
À peine, je me suis rabattu sur la droite qu’un camion fonce sur moi”, raconte un automobiliste originaire d’Alger. Celui-ci raconte avoir vécu un véritable cauchemar et les carambolages se sont multipliés au fur et à mesure que les automobilistes qui venaient de l’autre sens de Boumedfaâ subissaient les affres du mauvais temps et de la fatigue. Les autres, ceux qui avaient la chance de dépasser le barrage de Beni Tamou, subiront, eux aussi, un long encombrement à cause de deux accidents survenus à la hauteur de Birtouta (Alger) et de Boufarik (Blida). Il aura fallu trois heures pour que
la route soit dégagée. Mais arrivés à la hauteur Baraki, les automobilistes tombent sur un autre embouteillage provoqué par le dérapage d’un fourgon qui transportait des marchandises.
Ce véhicule a causé des sinistres à trois véhicules légers. Mais l’autre cauchemar se déroulait, au même moment, à quelques encablures du tunnel de Bouzegza, en allant vers Bouira. Selon nos sources, le conducteur d’un camion semi-remorque a perdu le contrôle de son moyen de locomotion avant raser les glissières pour finir sur l’autre voie de l’autoroute.
Outre des blessés graves et l’implication d’une dizaine de véhicules dans le carambolage qui s’en est suivi, on déplore deux morts parmi les occupants de deux voitures qui se dirigeaient vers Alger. Selon nos sources, il aura fallu plus de quatre heures pour dégager ce poids lourd et les voitures totalement réformées, alors que les gendarmes ont redirigé les automobilistes qui partaient vers l’Est algérien vers la RN5. Sur le même axe, un autre accident a été enregistré à la sortie de Lakhdaria. Selon les services de sécurité, au moins cinq véhicules sont impliqués dans un carambolage à cause des flaques d’eau. Selon nos sources, pas moins de 12 000 sinistres ont été enregistrés au premier jour de Ramadhan, soit le double des accidents qu’enregistrent les compagnies d’assurances qui, au demeurant, ont du pain sur la planche. Du reste, des scénarios désolants ont été constatés dans le Grand-Alger où des automobilistes fermaient complètement la voie publique pour faire les emplettes, causant des embouteillages monstres et des scènes de violence. Encore une fois, l’incivisme était au rendez-vous.


FARID BELGACEM

 


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1 réactions
Brahms le 19/05/2018 à 12h58

Il n'y a que des tarés maintenant. Les gens sont fous, ils sont tous pressés et ils veulent tous être servis les premiers. Cassez sa voiture pour gagner 15 minutes à quoi bon ?Prenons un trajet de 100 km, où on ne fait aucune pause et où aucun ralentissement ne survient. Comparons, sur 100 km, le fait de rouler à 200 km/h plutôt qu'à 130 km/h. Durées des trajets : 30 minutes à 200 km/h Durées des trajets : 46 minutes à 130 km/h

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