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A la une / Actualité

La campagne électorale croquée sur la toile

Chefs de parti et candidats tournés en dérision

D’échéance en échéance, le discrédit des élections en Algérie sur les réseaux sociaux prend de l’ampleur. En l’absence d’instituts de sondage, une incursion sur les réseaux sociaux renseigne sur les tendances du prochain scrutin qui, probablement, sera marqué, une fois encore, par un très fort taux d’abstention et une plus grande méfiance à l’égard du personnel politique. Aussi, si on veut avoir une idée, même générale, sur le décalage qui subsiste entre le discours guindé des gouvernants et les fausses évolutions du pays, il suffit seulement  de surfer sur la Toile pour prendre la mesure de ce phénomène, déjà perceptible lors des dernières législatives et qui semble redoubler d’intensité à l’occasion de  cette campagne pour les locales. Que ce soit sur facebook ou Twitter, le scrutin à venir est alors décortiqué sous toutes ses formes. Certains candidats aux élections locales voulant, semble-t-il, utiliser, sous des étiquettes politiques variées, les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour mener leur campagne le feront alors très mal en illustrant, du coup, leur indigence managériale. Au palmarès des partages sur les réseaux sociaux, les affiches électorales dont certaines ubuesques prêtent à rire (jaune parfois), comme cette liste du Front El-Moustakbal où l’on voit sur les ailes déployées d’un aigle royal sept candidats en djellabas immaculées.
Il y a aussi la belle Boussaâdia, candidate de l'ANR, en tenue traditionnelle, ou encore ce candidat du FLN qui s’affiche aux côtés du grand Nelson Mandela. On peut citer aussi “l'arche de Noé” qui veut sauver le quartier de Belouizdad (ex-Belcourt) à Alger, ou encore cette candidate qui affiche trop de diplômes et de qualifications vu son jeune âge. Bref, la liste de ces bizarreries, au demeurant, très longue donnera, assurément, du grain à moudre aux partisans du boycott qui ne manqueront pas de sarcasmes et de railleries. Dans la même veine, on ne peut passer sous silence l’information qui a fait état de la neutralisation par l’armée d’un candidat du PNSD aux élections à Illizi, abattu au cours d’une opération contre la contrebande aux frontières. Ce fait incongru a vite fini par jeter le doute sur le prochain scrutin, et ce, dès les premiers jours de la campagne électorale.  Par ailleurs, au-delà des nombreux dérapages de certains chefs de partis politiques, à l’instar de ceux de Djamel Ould Abbes, d’autres frasques des candidats - et non des moindres - feront également le buzz, comme ce prétendant à la mairie de Tlemcen qui organise une tombola ou cet autre qui distribue du lait et du pain dans un quartier pauvre à Tindouf. Pour résumer, sur la Toile, cet ultime refuge de la contestation, les Algériens ne se font guère d’illusions sur l’issue du scrutin local à venir qui sera marqué, très certainement, par une nouvelle “carte électorale imposée”. Une de plus !  


Mohamed-Chérif Lachichi

 


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1 réactions
Brahms le 20/11/2017 à 14h45

N'importe qui s'improvise Chef de parti ou candidat sans aucun vécu. On met un costume, on rase sa moustache et hop, on se lance à faire des discours sans aucun programme acté et vérifiable. Sur le terrain, que du bazar à tous les niveaux écoles dégradées, immeubles également, travaux publics à l'abandon, manque de logements sociaux, pas d'eau aux robinets, corruption.

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