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A la une / Actualité

La victime a été hospitalisée après avoir présenté les symptômes de la maladie

Choléra : un troisième décès à Boufarik

Le nombre de cas suspects hospitalisés s’élève à 172. © D.R

Le nombre de personnes infectées par le vibrion cholérique contagieux est passé de 56 à 59, soit trois cas de plus.

Un troisième décès causé, semble-t-il, par le vibrion cholérique contagieux a été enregistré lundi soir à l’hôpital de Boufarik. Il s’agit d’une trisomique de 43 ans, originaire de la wilaya d’Aïn Defla. Cette nouvelle victime a rendu l’âme à l’EPH de Boufarik, après avoir été admise au service des maladies infectieuses, il y a une semaine. Selon les services de la wilaya de Blida, la piste de contamination par le choléra n’est pas officiellement confirmée tant que les prélèvements effectués sur la défunte n’ont pas révélé la présence du vibrion cholérique “puisque la défunte souffre d’autres pathologies graves et chroniques”, préciseront les services compétents de la wilaya de Blida qui ajouteront que les analyses bactériologiques de cette femme suspectée d’être infectée par le choléra sont actuellement en cours d’examen à l’Institut Pasteur, en vue de déterminer les causes de son décès. Le dernier communiqué du département de Mokhtar Hasbellaoui diffusé hier, en fin de journée, n’a pas confirmé le décès par le choléra de la patiente en question. “Aucun nouveau décès n’a été notifié en dehors des deux enregistrés dans la wilaya de Blida”, lit-on dans la déclaration du ministère de la Santé. Les deux personnes décédées, au début de la semaine, des suites de la maladie dite “des mains sales” sont originaires du quartier Khazrouna dans la wilaya de Blida. Il faut souligner, cependant, que les chiffres relatifs à la situation épidémiologique des cas de choléra diffusés hier inspirent, semble-t-il, méfiance et inquiétudes au sein de la population, puisque le nombre de personnes contaminées hospitalisées a été revu à la hausse par rapport au bilan rendu public avant-hier.
Le nombre de personnes infectées par le vibrion cholérique contagieux est passé de 56 à 59, soit trois cas de plus. Le plus grand nombre est enregistré à Blida avec 30 personnes contaminées, suivie de Tipasa avec
14 cas. La wilaya d’Alger a recensé 11 cas de contamination avérée, s’ensuivra Bouira avec 3 cas confirmés et enfin un seul à Médéa. Quant au nombre d’hospitalisés, le ministère de la Santé indiquera que les cas suspects hospitalisés s’élèvent à 172, soit 11 personnes contaminées de plus par rapport au bilan communiqué lundi. La même source précisera que pas moins de 66 malades suspectés d’être infectés par le virus des maladies diarrhéiques ont quitté l’hôpital. “Les cas restants hospitalisés évoluent favorablement.” Les personnes contaminées par le virus sont sous surveillance médicale intensive à El-Kettar et à l’EPH de Boufarik. Les cas confirmés sont originaires des cinq wilayas du centre du pays. Cette situation épidémiologique continue, visiblement, à susciter méfiance et inquiétudes parmi la population. La psychose a gagné d’autres régions du pays. Selon des échos qui nous sont parvenus, il y a lieu de noter la propagation de l’épidémie puisque des rumeurs font état que cette pathologie aurait touché d’autres régions notamment l’ouest du pays. À en croire notre représentant dans la capitale des Rostémides, la population de Tiaret est gagnée par la panique suite à la rumeur faisant état de suspicion de deux cas. Le représentant de Mokhtar Hasbellaoui dans cette région n’a, d’ailleurs, pas tardé à démentir l’apparition d’un quelconque cas de choléra à travers le territoire de la wilaya. Pour étayer son argumentaire et rassurer la population locale, le DSP de Tiaret indiquera qu’il était question de deux individus revenus de Boufarik après un séjour passé chez leurs  proches. Ces deux personnes ont subi des analyses bactériologiques à l'EPH Youcef-Damardji qui ont infirmé l’existence de cas de choléra. L’exemple de climat de suspicion de Tiaret renseigne sur la psychose qui est en train de s’emparer de plus en plus de familles dans de nombreux endroits du pays, et ce, malgré le discours rassurant distillé par les pouvoirs publics. Le ministère de la Santé persiste et signe que “la situation est maîtrisée. Tous  les cas enregistrés jusque-là  sont isolés. Le virus incriminé progresse dans un milieu intrafamilial. Il n’y a pas lieu de déclencher un état d’urgence sanitaire”. En attendant la guérison des personnes contaminées, le département de Mokhtar Hasbellaoui insiste sur les principales mesures de prévention et d’hygiène pour arrêter la propagation de la maladie.


Hanafi H.

 


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