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élection d’un successeur à Bouhadja

Chronique d’une destitution à la hussarde

Les députés de la majorité parlementaire sont convoqués et devraient élire, aujourd’hui, en plénière, un nouveau président de l’APN, en remplacement de Saïd Bouhadja, toujours empêché de rejoindre son bureau, dont le poste est déclaré vacant pour cause d’“incapacité”. Une séance plénière prévue cette matinée à l’hémicycle devra procéder à l'adoption du rapport de la commission des affaires juridiques, administratives et des libertés relatif à la constatation de la “vacance” du poste de président, et une autre, dans l’après-midi, devra consacrer l'élection d'un nouveau président de l'Assemblée. Les députés ont été instruits, depuis avant-hier, par leurs chapelles politiques, notamment le FLN et le RND, de se présenter au Parlement pour rendre visible leur majorité. Cette destitution, une chronique longue de près d’un mois, a commencé à la suite du limogeage du SG de l’APN par Bouhadja. Au début, le conflit était entre Bouhadja et des élus du FLN. Ces derniers instruits par leurs chapelles de faire pression pour réhabiliter le SG démis feront appel à leurs homologues de la majorité pour faire le poids. Une motion de retrait de confiance a été signée et le gel des activités de l’APN décidé, sauf pour les missions à l’étranger. Le RND d’Ahmed Ouyahia a emboîté le pas au FLN, suivi par le MPA d’Amara Benyounès, de TAJ d’Amar Ghoul et des Indépendants. Dès lors les hostilités lancées et devenues publiques, ce sont les chefs des partis du pouvoir qui ont pris le relais de leurs députés pour porter l’estocade à Bouhadja et lui ordonner de quitter son poste. Mais c’était sans compter sur la résistance de ce dernier qui a battu en brèche toutes les accusations dont il fait l’objet de la part de ses détracteurs. Refusant d’accéder à la demande de ses adversaires, Saïd Bouhadja les poussera à s’enfoncer dans l’illégalité.
Devant l’impasse dans laquelle ils se sont retrouvés, les députés de la majorité ont procédé à la fermeture de l’accès de l’hémicycle et du bureau du président de l’Assemblée. Un artifice pour eux de justifier la suite de l’opération. Cousue de fil blanc, la suite de la démarche était grotesque tant est qu’elle s’inscrit, selon des juristes, en porte-à-faux des énoncés du règlement intérieur de l’Assemblée, notamment l’article 10 sur lequel s’appuient les élus frondeurs pour obtenir la capitulation de Bouhadja. Après avoir cadenassé les accès de l’Assemblée et du bureau du président, c’est à bride abattue que le bureau du Parlement a été appelé à la rescousse pour “constater” la vacance du poste de président, alors qu’il était interdit d’accès à son bureau.
La commission juridique a dégelé ses activités pour donner un caractère légal à la démarche et trouver les ingrédients nécessaires pour la suite du processus. Le bureau de l’APN, de son côté, a fixé la date de la plénière pour aujourd’hui. Le FLN n’a pas fait mystère de son candidat pour le perchoir de l’Assemblée.
Un candidat dont la légitimité restera problématique, puisque Bouhadja ne démissionne pas.           

Mohamed Mouloudj


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