Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Aéroport Ahmed-Ben Bella d’Oran

Cohue indescriptible

©D. R.

Fatigue, énervement et colère, tels étaient les états d’âme par lesquels sont passés les centaines de passagers de la compagnie nationale Air Algérie, hier matin, dans l’enceinte de l’aéroport international Ahmed-Ben Bella d’Oran. Jusqu’à 14h, c’était toujours un spectacle de pagaille monstre qui s’offrait aux yeux, avec des passagers se bousculant, jouant des coudes, les chariots à bagages débordants, coincés contre la barrière menant aux stands d’enregistrement d’Air Algérie.
D’ailleurs, au niveau de ces stands, c’est le désert, pas un employé en vue. Ils ont tout simplement disparu du hall. Les bureaux d’Air Algérie sont restés clos, lorsque nous nous sommes rendus sur place et avons tenté d’entrer en contact avec des représentants de la compagnie. Parfois, des personnes, revêtues de l’uniforme de la compagnie, passaient nonchalamment sans être capables de donner des explications aux clients qui n’en pouvaient plus de cette
situation.
Les femmes, les enfants et les personnes âgées sont assis par terre. Une vieille dame, sur une chaise roulante, un peu à l’abri de la cohue, restait désespérément seule, abandonnée. Nos ressortissants à l’étranger étaient particulièrement en colère et, pour eux, la compagnie a failli à toutes ses obligations envers ses clients. “Nous sommes là depuis 5h du matin, nous avons fait la route depuis Mascara pour prendre notre vol à 9h en
direction de Toulouse. Pas un
responsable n’a daigné venir nous parler ou nous informer”, tempête un retraité.
Il sera aussitôt suivi par d’autres passagers qui laissent éclater leur colère. “À quoi ça sert qu’ils prennent nos numéros de téléphone, s’ils ne les utilisent pas pour nous prévenir de l’annulation du vol”, éclate une femme dont le vol prévu à 14h est retardé sans aucune autre info. Et pour cause en début d’après-midi, alors qu’il se dit que la grève surprise du personnel de maintenance de la compagnie nationale est arrêtée, à Oran, l’on nous dit sur place qu’il n’en est rien et les panneaux électroniques affichaient toujours des retards pour tous les vols d’Air Algérie.
Après plus de sept heures d’attente pour la plupart des passagers, la patience n’est plus de mise et beaucoup craquent et des éclats de voix de plus en plus forts se font entendre. Des femmes, avec des enfants en bas âge, nous interpellent : “Honte à eux ! Depuis les premières heures de la journée, on est là à attendre, ils n’ont même pas daigné apporter de l’eau aux enfants et aux personnes âgées. Ils sont introuvables les gens d’Air Algérie. À 32 000 DA le billet, c’est ça le service ! Qu’ils ferment la compagnie et c’est tout !” Pour beaucoup, l’attente risque d’être encore longue et certains passagers ont déjà raté leur correspondance alors qu’à l’EGSA, l’on nous certifiait que 4 vols avaient été assurés le matin.

D. LOUKIL


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER
Commentaires
1 réactions
Brahms le 17/05/2017 à 12h48

Normalement, la compagnie doit prendre à sa charge, l'hôtel, les frais de taxis, restauration et informée ses clients à quel moment le vol aura lieu. On n'a pas le droit de prendre en otage des clients en les manipulant. Il y a un manque de professionnalisme évident. Ces gens qui travaillent à l'aéroport ne connaissent pas leur métier, ils ont été embauché par connaissance donc ils s'en foutent des clients, ils disent c'est pas moi, c'est l'autre et ainsi de suite jusqu'à énerver les gens

Commentaires
1 réactions