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Une Algérie qui gagne et qui inspire respect

Compétence et résilience de Cevital

Emmanuel Macron, président français, et Issad Rebrab, président du groupe Cevital. © D.R

Issad Rebrab est, à bien des égards, un exemple de ténacité qui montre que l’Algérie a les moyens de rebondir. Ils ne sont pas nombreux, les capitaines d’industrie qui donnent une visibilité à l’Algérie à l’échelle internationale, en France, en Mauritanie, en Afrique et ailleurs. Cela montre que quand les règles du jeu sont claires, les plus grands défis ne tiennent pas de l’impossible.

Une nouvelle qui fait chaud au cœur et qui démontre que tout n’est pas perdu pour l’avenir : il s’agit de la rencontre entre le président français Emmanuel Macron et le président du groupe Cevital, Issad Rebrab. Cette rencontre s’est faite dans le cadre du lancement d’un projet industriel avec, en prime, un concentré de technologie futuriste, dernier-né d’un groupe qui emploie déjà 12 000 personnes dans divers secteurs, tels que l’agroalimentaire, l’électronique, la sidérurgie, l’électroménager... Issad Rebrab nous explique brièvement le secret de la réussite : “Il faut être confiant. Nous avons beaucoup d’atouts. Tout peut être maîtrisé si on le veut. Il faut être persistant et en même temps ordonné ; j’admire beaucoup les Américains qui, eux, voient les choses en grand. Pour moi, dans un monde où on est constamment confronté à une guerre économique, il faut toujours voir grand, même si parfois on est obligé de commencer petit.” Cette ambition, cette soif de réussite, cette résilience ne sont pas d’une quelconque bénédiction divine ou d’un quelconque coup de pouce. Au contraire, Issad Rebrab a montré qu’il était résilient, tenace, sûr de son bon droit mais, comme tout capitaine d’industrie, il se bat sans état d’âme avec les plus grands. Certes, ce ne sont pas tous les jours des victoires, mais il donne l’impression que les défaites conjoncturelles, les batailles perdues le stimulent encore plus.

La dernière prouesse : une forte dimension symbolique
Le groupe Cevital lance donc un nouveau grand projet industriel dans la ville de Charleville-Mézières, dans le département des Ardennes. À la clé, plus de 1 000 emplois dans la région. C’est le président français Emmanuel Macron qui s'est déplacé en personne pour inaugurer le projet aux côtés du patron de Cevital, Issad Rebrab. Il s’agira de construire une usine pour la fabrication de membranes et de stations de production d’eau ultra-pure, une autre de dessalement d’eau de mer et de traitement des eaux industrielles, en utilisant la technologie révolutionnaire EvCon acquise par le groupe Cevital.  Entrepreneur de talent et visionnaire, M. Issad Rebrab a su conduire le développement de l’entreprise au niveau local ainsi qu’à l’échelle internationale, pour en faire un groupe exportateur aux standards internationaux, tant en matière de qualité et d’innovation que de formation de son personnel. Installer une autre usine en France et créer un millier d’emplois, tout ceci en moins de trois mois et amener ainsi de l’oxygène à une région qui connaît un fort taux de chômage a forcé l’admiration de la partie française. D’après le média Francetvinfo, “plus que jamais, avec cet investissement, l’industriel algérien fait figure de Saint-Bernard de l’industrie française (…)”.

Nouveaux projets à l’international
Le chef de l’État français était tout ouïe aux explications du patron de Cevital. Emmanuel Macron, qui a modifié son programme pour être aux Ardennes, n’a pas caché sa satisfaction de voir s’engager ce projet qui créera 1000 emplois directs dans cette région. Il a qualifié l’investissement d’“emblématique” et a promis de tout faire pour “accompagner M. Rebrab”. “Il offre de vraies perspectives pour la région, c’est pourquoi j’ai tenu à être là juste avant le Conseil des ministres”, a-t-il déclaré. Il faut le dire, les autorités françaises ont déroulé le tapis rouge à Issad Rebrab, qui continue à subir les affres de la bureaucratie dans son propre pays, l’Algérie.
Dans ses échanges avec le président français, le patron de Cevital a annoncé la concrétisation d’une joint-venture avec le géant américain de la pétrochimie Shlumberger, un partenariat de 51% pour la partie algérienne et 49% pour les Américains.
Le groupe algérien se donne, en effet, l’accès à un marché de 32 milliards de dollars annuellement. (…) Selon Issad Rebrab, le volume du marché mondial, auquel ouvre les portes la technologie EvCon dans l’industrie pétrolière, est de 320 milliards de dollars. (…) Concernant la qualité de l’eau ultra-pure, son prix de revient est en train d’amener les laboratoires pharmaceutiques à changer complètement leurs équipements. Dans le monde entier aujourd’hui, insiste Issad Rebrab, le maître-mot, c’est la création d’emplois et le développement. Tous les pays, dit-il, cherchent la denrée rare, à savoir les entrepreneurs qui créent la richesse et l’emploi. (…) Après Oxxo et Brandt, le groupe Cevital lance 5 autres projets. 1000 emplois directs en perspective, de quoi réjouir les Ardennais qui l’accueillent bien. L’événement a fait la une de toute la presse française.

Cevital et l’économie de la Connaissance
Par-dessus tout, Issad Rebrab mise sur le savoir et la recherche qui est opérationnelle comme celle de ses laboratoires en Algérie. C’est en tant que parrain qu’Issad Rebrab, président de Cevital, a participé, le samedi 12 mai 2018, à la 8e édition du Salon des cadres algériens de France. Consacré à la persévérance, l’évènement s’est tenu à la mairie du 15e arrondissement de Paris, en présence de plus de 700 étudiants, cadres, chercheurs, entrepreneurs et artistes. Issad Rebrab était accompagné par Saïd Benikene, CEO de Cevital. Les deux dirigeants ont insisté dans leurs interventions sur l’importance de la persévérance, élément fondateur de la réussite de Cevital.
Ils ont également mis l’accent sur l’importance d’investir dans l’économie du savoir, tout en soulignant le rôle déterminant des talents algériens de l’étranger dans le développement de l’économie algérienne. On peut espérer que monsieur Issad Rebrab s’engouffrera dans la brèche de la révolution électrique notamment dans les transports véhicules électriques mais aussi camions, bus, trains et même vélos électriques tout ceci au nom de la préservation des dernières ressources fossiles qu’il nous faut laisser comme un viatique pour les générations futures. Il est aussi un combat et non des moindres : celui du combat pour une école et une université de qualité.

Requête pour une vision du futur
Cela passe pour le pays par la recherche pour construire ses propres équipements pédagogiques. Devrons-nous continuer à importer pour des centaines de milliers de dollars d’équipements de verrerie de produits chimiques – qui ont aussi une utilisation en médecine, dans les laboratoires d’analyses des entreprises et des ministères – ou doit-on prendre le taureau par les cornes et construire patiemment résolument et avec résilience un système éducatif en phase avec le mouvement du monde ?
En définitive, cette citation extraite de l’ouvrage Pensée magique, pensée logique (Éditions du Pommier, 2008) s’applique à la vision qu’a de l’entreprise M. Rebrab : “Une pensée linéaire et rationnelle marche bien dans un monde certain, dans lequel nous pouvons planifier notre avenir ; mais dans un monde incertain, complexe et en mouvement comme le nôtre, c’est fini. Ce qui fait la différence, désormais, c’est l’audace de s’ouvrir à la nouveauté, à l’imagination, à la capacité à sortir du cadre de ses compétences, avant d’y retourner et d’y appliquer raisonnablement ces nouvelles idées…”
Issad Rebrab est, à bien des égards, un exemple de ténacité qui montre que l’Algérie a les moyens de rebondir.
Ils ne sont pas nombreux, les capitaines d’industrie qui donnent une visibilité à l’Algérie à l’échelle internationale, en France, en Mauritanie, en Afrique et ailleurs. Cela montre que quand les règles du jeu sont claires, les plus grands défis ne tiennent pas du rêve impossible.
Ce poème de Kipling peut à bien des égards s’appliquer au sacerdoce de M. Rebrab :
“Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis”.
M. Rebrab a adopté le culte de l’humilité, du travail bien fait, fait de sueur, de compétence, d’abnégation, sans le m’as-tu vu qui fait tant de dégâts dans l’imaginaire des Algériens qui ne sont pas dupes. Il n’est que de voir comment les travailleurs du groupe Cevital avancent et ont la conviction qu’ils sont utiles au vu des résultats palpables.
Puisse l’Algérie compter en son sein d’autres capitaines d’industrie qui créent de la richesse ! Il n’y a pas de raison que l’Algérie pour laquelle tant de patriotes sincères sont morts ne continue pas son épopée avec d’autres défis à relever.
Nous pouvons le faire, nous pouvons, nous aussi, y arriver. Faisons confiance au savoir et à tous ceux qui ont foi dans cette Algérie qui nous tient à cœur.


C.-E. C.
(*) Professeur à l’École polytechnique Alger


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