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A la une / Actualité

Réunion des experts gouvernementaux arabes

Constat dramatique de la situation du droit international

Les conflits ont attisé l’intolérance et la haine entre les groupes communautaires et ethniques, et créé un environnement propice à l’extrémisme et au terrorisme.

La 10e réunion des commissions nationales et des experts gouvernementaux arabes du droit  international humanitaire, dont les travaux ont été entamés, hier, au Cercle de l’armée de Beni Messous, s’est fixé comme objectif de rechercher des solutions aux violations croissantes des normes établies en la matière. Le ministre de la Justice, Tayeb Louh, également président de la Commission nationale du droit international humanitaire en Algérie, a tenu d’abord à rappeler le contexte dans lequel se déroule cette rencontre, marquée par des conflits armés et des tragédies humaines dans plusieurs régions du monde.
“Certains pays de la région arabe et de régions limitrophes ne sont pas à l’abri de cette situation qui a engendré des milliers de victimes innocentes et des dizaines de milliers de réfugiés qui se trouvent aujourd’hui dans des conditions précaires et inhumaines. Ces conflits ont attisé l’intolérance et la haine entre les groupes communautaires et ethniques, et créé un environnement propice à l’extrémisme et au terrorisme, ainsi qu’aux différentes formes de criminalité.”
Ce constat fait, le ministre a exprimé la position de l’Algérie qui pense que “ces tragédies auraient pu être évitées si les belligérants avaient privilégié le dialogue et la réconciliation au lieu de recourir à la violence et aux armes, et si, de son côté, la communauté internationale s’était investie davantage dans le règlement de ces conflits par des moyens  pacifiques”. Selon Tayeb Louh, “la responsabilité de la communauté internationale demeure entière pour rechercher des voies et moyens à même de prévenir ces crises en mettant tout en œuvre pour rendre effectifs les principes de paix et de sécurité dans les relations internationales. Nous avons grand besoin de renouer avec l’esprit qui a prévalu suite aux tragédies engendrées par les deux grandes guerres  mondiales, et qui a été à l’origine de la codification du droit international humanitaire et de la création de l’Organisation des Nations unies”. Alger souhaite que la 32e Conférence internationale de la Croix-Rouge et du département fédéral des Affaires étrangères de la Confédération  suisse aboutisse à des conclusions consensuelles.
La vice-présidente du Comité international de la Croix-Rouge, Cristine Beerli, pense que le monde arabe est particulièrement touché par les conflits et la violence. La Syrie, le Yémen, l’Irak, la Palestine, la Libye connaissent, dit-elle, une période d’instabilité dramatique et sont le théâtre de graves violations du droit international humanitaire. “Les règles des Conventions de Genève régissant la conduite des hostilités ne sont pas suffisamment respectées, les populations protégées — femmes, enfants, détenus et civils notamment — ne bénéficient pas toujours de la protection qui leur est  due…” Elle estime que 150 ans après l’adoption de la première Convention de Genève, le droit international humanitaire a malheureusement échoué.


N. H.


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