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Alger annonce une nouvelle réunion des pays voisins

Crise libyenne : la course contre la montre

Abdelkader Messahel et Khemaies Jhinaoui, hier, à Alger. ©APS

L’instabilité politico-sécuritaire en Libye a déteint sur l’ensemble des pays de la région et représente, aujourd’hui plus que jamais, un sérieux danger pour nos Européens.

Une nouvelle réunion des pays voisins de la Libye se tiendra prochainement, a annoncé, hier, le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des États arabes, Abdelkader Messahel, à l’issue de sa rencontre avec le chef de la diplomatie tunisienne Khemaies Jhinaoui, en visite de deux jours à Alger. “Les pays voisins de la Libye devraient se réunir prochainement à Tunis pour coordonner leurs efforts” autour de la résolution de la crise libyenne, a-t-il dit, repris par l’APS. “Les pays voisins de la Libye restent attachés à l’unité et à la stabilité de ce pays frère et un consensus international sur les solutions politiques proposées”, a ajouté le ministre. Le ministre des Affaires étrangères tunisien, dont le pays craint fortement tout débordement du conflit libyen sur son territoire, a abondé dans le même sens. “L'Algérie, la Tunisie et tous les pays voisins convergent vers ce même objectif”, a-t-il dit. “Nous voulons que les frères libyens optent au plus vite pour cette solution (politique)”, a insisté Khemaies Jhinaoui. Alger a toujours défendu l’option du dialogue politique et Abdelkader Messahel a saisi la rencontre d’hier pour rappeler “la nécessité d'un règlement de la crise dans ce pays à travers l'installation au plus vite d'un gouvernement d'union nationale qui siégera à Tripoli et aura de larges prérogatives pour remettre de l'ordre dans ce pays”, tout en insistant sur la préservation de l’unité territoriale de la Libye. “Nous insistons sur l'unité et l'intégrité territoriales de ce pays”, a indiqué M. Messahel.

Les dangers d’une instabilité durable
Les pays voisins de la Libye n’en sont pas à leur première réunion pour discuter du dossier libyen qui tarde à trouver son dénouement, face aux divisions politiques et aux divergences personnelles entre les principaux acteurs libyens. La visite du chef de la diplomatie tunisienne avait d’ailleurs pour ordre du jour, outre la coopération économique entre l’Algérie et la Tunisie, l’étude de la situation sécuritaire en Libye et la réponse à lui réserver, surtout en cas d’intervention militaire étrangère contre l’organisation terroriste autoproclamée État islamique (Daech). Né en Syrie et en Irak, ce mouvement a placé ses pions en Libye et menace, aujourd’hui, aussi bien la stabilité des pays de l’Afrique du Nord que ceux du Sahel. Il en est de même pour des pays de la rive nord de la Méditerranée qui se sont réunis samedi et hier à Munich (Allemagne) pour évaluer cette nouvelle menace et les mécanismes à mettre en place pour l’anéantir. Mais le danger immédiat pèse surtout sur l’Égypte, la Tunisie et l’Algérie qui ont fait et font toujours l’expérience du terrorisme islamiste. Daech a déjà montré ses capacités de nuisance en Tunisie, où il a frappé à trois reprises en 2015, avec trois attentats qui ont visé le musée du Bardo à Tunis en mars (22 morts, dont 21 touristes étrangers et un garde), un complexe touristique à Sousse en juin (38 touristes étrangers tués, en majorité des Britanniques), puis un bus de la sécurité présidentielle à Tunis (12 morts et une vingtaine de blessés). Si l’Égypte et la Tunisie ont déployé d’importants moyens pour sécuriser leurs frontières avec la Libye, cela ne les prémunit pas contre leurs branches locales de Daech. Autrement dit, seule une victoire contre Daech en Libye peut être un gage de sécurité chez les voisins libyens. Cette victoire militaire passe par la mise en place du gouvernement d’union, parrainé par l’ONU, dans le cadre du dialogue interlibyen, affirment tous les acteurs libyens ou étrangers impliqués dans ce dossier.
Ce qui explique la multiplication des pressions internationales sur les gouvernements de Tripoli (non reconnu) et celui exilé à Tobrouk (internationalement reconnu). Le sommet sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme a fait prendre davantage conscience aux pays européens qui pensaient, durant des années, que le danger islamiste était un problème politique propre aux pays musulmans.

Lyès Menacer


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1 réactions
jehan de froissard le 15/02/2016 à 15h39

je connais un état vituel , qui va mettre tout le monde d'accord . Ils n'y aura plus de leadership et tout le toutim ... Il y aura les vendredis rouges . Sans matador .

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