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A la une / Actualité

Distribution du lait en sachet

De nouvelles règles pour les transformateurs

Vers le solutionnement du problème de distribution du lait en sachet. ©D. R.

Les responsables des laiteries sont désormais tenus de présenter un document détaillant les quantités produites et distribuées sur lequel figureront les cachets apposés par les distributeurs dans le but de définir le circuit réel du lait subventionné.

Pour réduire un tant soit peu les perturbations enregistrées depuis plusieurs mois sur le marché d’approvisionnement en sachet de lait subventionné, les pouvoirs publics mettent en œuvre une démarche de traçabilité au sein de la filière. Il s’agit d’une “nouvelle clause” introduite dans la convention liant l’Office national interprofessionnel du lait (Onil) aux propriétaires des laiteries.
Les responsables de ces unités sont désormais tenus de présenter un document détaillant les quantités produites et distribuées sur lequel figureront les cachets apposés par les distributeurs, dans le but de définir le circuit réel du lait subventionné. Les transformateurs doivent présenter, toutes les fins de mois, un document détaillé reprenant les quantités produites et les quotas des distributeurs sur lequel seront apposés les sceaux des commerçants au détail du lait pasteurisé. Cette action a pour objectif “la traçabilité de la poudre de lait, à  partir de l’étape d’approvisionnement jusqu’à l’arrivée du produit fini au niveau des commerçants au détail”, explique le directeur général adjoint de l’Onil, Khaled Soualmia. La décision a été prise mardi dernier au cours d’une réunion qui a regroupé le ministre de l’Agriculture, Abdelkader Bouazghi et des représentants du ministère du Commerce et de l’Onil.
“Les transformateurs auront à faire remplir par les distributeurs un formulaire sur lequel seront apposés les cachets des commerçants au détail du lait pasteurisé et qui sera joint au document remis par l’Office aux propriétaires des laiteries pour définir la destination du produit”, précise le DGA de l’Office. Pour la traçabilité de l'activité des transformateurs, il a été convenu, lors de cette rencontre, de la “mise en place de commissions mixtes comprenant des agents de l’Onil et des ministères de l’Agriculture et du Commerce pour s'assurer de la véracité des informations fournies par les propriétaires des laiteries”, indique le même responsable. Khaled Soualmia a fait savoir, à ce propos, que les laiteries qui ne respecteront pas les dispositions de la convention signée avec l’office seront exclues définitivement du programme d’approvisionnement en poudre de lait.
Car, argue-t-il, “le volume d’approvisionnement des laiteries en poudre de lait a augmenté de près de 30% de 2009 à fin 2017, pour atteindre, début 2018,  175 000 tonnes”.
Ce volume, avoue-t-il, “est suffisant pour largement satisfaire la demande des transformateurs pour peu que la poudre de lait ne soit pas détournée à d’autres fins”. Ce n’est pas l’avis du président de la Fédération nationale des distributeurs de lait, Farid Oulmi, qui impute la perturbation du marché du lait en sachet à la réduction, au cours des derniers mois, des quotas de poudre attribués aux transformateurs.
Le taux de couverture des besoins en lait pasteurisé des wilayas du centre (Alger, Blida et Tipasa) a reculé de 80% en 2015 à 30 et 40% début 2018. D'où, relève-t-il, les perturbations enregistrées dans la distribution. La demande globale dans ces trois wilayas est évaluée entre 500 000 et 550 000 litres/jour, alors que la production actuelle ne dépasse pas les 400 000 litres/jour. Reste à savoir si cet objectif de traçabilité… fixé par l’État sera réalisable sur le terrain…

B. K.


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Commentaires
2 réactions
yanis le 22/03/2018 à 15h14

"Ce n’est pas l’avis du président de la Fédération nationale des distributeurs de lait, Farid Oulmi, qui impute la perturbation du marché du lait en sachet à la réduction, au cours des derniers mois, des quotas de poudre attribués aux transformateurs." , ce monsieur parle au nom des transformateurs, un non sens ? à moins...........

Brahms le 22/03/2018 à 19h09

Une ferme c'est du boulot. De 05 heures du matin à 20 heures, le soir, 365 jours sur 365 jours. Rien n'est facile. Il faut acheter des vaches de qualité et non des petites vachettes qui tombent très vite malades. Une ferme aux normes avec de l'eau courante, soins vétérinaires, matériel, hygiène par le nettoyage au Karcher donc beaucoup d'investissement chaque année avec beaucoup d'effort. Il faut former du personnel, payer convenablement pour les motiver à travailler. C'est du sérieux qu'il faut

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