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Accusations et mises en garde contre des “parties malintentionnées”

De qui parle le chef d’état-major ?

© D. R.

Le dernier message du chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), Ahmed Gaïd Salah, a ouvert la voie à toutes les supputations sur les noms des personnalités qu’il a accusées ouvertement, mais sans les citer nommément, de “préparer un plan visant à porter atteinte à la crédibilité de l’ANP et à contourner les revendications légitimes du peuple”. Si les yeux — de tout le monde ou presque — se sont vite braqués vers le frère du président Bouteflika et les quelques serviteurs qui lui restent encore, les spéculations qui ont suivi après le discours du vice-ministre de la Défense ont vite fait naître de nombreuses interrogations, tant sur les personnes ciblées par ces accusations que sur les mesures légales qui pourraient ou non être prises à leur encontre.Virulent et très menaçant dans ses mises en garde envers ces personnes qu’il a désignées comme étant “des parties malintentionnées”, le chef des forces armées a ainsi signifié qu’“en date du 30 mars 2019, une réunion a été tenue par des individus connus, dont l’identité sera dévoilée en temps opportun, en vue de mener une campagne médiatique virulente à travers les différents médias et sur les réseaux sociaux contre l’ANP et faire accroire à l’opinion publique que le peuple algérien rejette l’application de l’article 102 de la Constitution”. Et, comme pour rappeler toute l’autorité que la Constitution confère à l’institution militaire quand il s’agit de la sécurité et de la souveraineté du pays, Gaïd Salah assure que “toutes les propositions découlant de ces réunions suspectes, qui vont à l’encontre de la légalité constitutionnelle ou portent atteinte à l’ANP, qui demeure une ligne rouge, sont totalement inacceptables et auxquelles l’ANP fera face par tous les moyens légaux”. Dès lors, les hypothèses et les analyses n’ont pas manqué de fuser sur les réseaux sociaux et les médias électroniques, relayant surtout, dans un premier temps, la réaction, du reste très rapide, du président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas, qui a sorti notamment le nom de “l’ancien patron du renseignement”, le général Toufik, débarqué il y a à peine trois ans et demi de son poste par Bouteflika, mais qui serait ainsi rappelé à la rescousse par le frère du Président et son clan.
Au stade actuel de l’emballement des événements et des informations qui se suivent et se chassent au fil des heures, il reste encore très difficile, faut-il l’admettre, de démêler le vrai du faux quant à la nature des accusations et aux “parties malintentionnées” qui ont amené avant-hier les hautes instances de l’armée à tenir une réunion d’urgence.Toutefois, après avoir évoqué publiquement l’existence et les malveillances d’individus suspects qui complotent contre l’ANP et le peuple, le général Gaïd Salah est désormais tenu de préciser les noms de ces personnes suspectées et surtout les moyens légaux et constitutionnels dont dispose l’institution militaire pour les mettre hors d’état de nuire.
 

Akli Rezouali


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