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Oran

Débrayage en soutien à Me Salah Dabouz

Par solidarité avec leur confrère et militant des droits de l’Homme, Me Salah Dabouz, interpellé dimanche avant d’être remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire le lendemain, les avocats d’Oran ont gelé leurs activités hier conformément à l’appel de l’Union nationale de l’ordre des avocats. “Me Dabouz a été arrêté parce qu’il exprime ses opinions, ce qui est antinomique avec l’État de droit que les Algériens appellent de tous leurs vœux”, a estimé un des nombreux avocats qui ont observé le sit-in de protestation que le bâtonnat tient chaque mardi pour exiger le départ du pouvoir. “L’interpellation de Me Dabouz est arbitraire au regard de ce qui lui est officiellement reproché : avoir commenté une décision de justice. On n’interpelle par les gens de la sorte parce qu’ils expriment leurs opinions !”, s’est insurgé un autre avocat, persuadé que le militant des droits de l’Homme a ainsi été arrêté pour son activisme et son rôle dans l’immense mouvement populaire qui exige le départ du système. L’interpellation de dimanche, qui coïncide avec les mésaventures vécues vendredi 5 avril par d’autres personnalités connues pour leur lutte contre le pouvoir (Bouchachi, Sadi, Aït Larbi, notamment), interroge beaucoup d’observateurs qui voient dans cette étrange simultanéité une tentative de perturber, voire de faire avorter le hirak. “Me Salah Dabouz n’est poursuivi ni pour meurtre ni pour trafic de drogue, et il se serait certainement rendu à Ghardaïa de lui-même sur simple convocation”, a conclu notre interlocuteur en dénonçant par là même la pression que le parquet continue d’exercer sur les avocats de la défense, de manière générale. Les avocats ont, par ailleurs, réitéré leur détermination à poursuivre le combat contre le système et ses figures officielles, Noureddine Bedoui, Abdelkader Bensalah, Tayeb Belaïz et Mouad Bouchareb notamment, qui ont été vilipendés tout au long du sit-in hier. Le changement du système, le départ des dirigeants, l’instauration d’une 2e République, l’indépendance de la justice et la réhabilitation de l’avocat ont été les principales revendications scandées par les robes noires.
 

S. Ould Ali


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