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A la une / Actualité

Bavure policière contre des manifestantes au commissariat de Baraki

Démenti formel de la DGSN


La sûreté de la wilaya d’Alger a démenti, hier après-midi, “formellement les allégations contenues dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, portant sur un mauvais traitement infligé à quatre citoyennes (…), après leur transfert au commissariat de la circonscription de Baraki”. 

Selon la police, les militantes ont été soumises à “la procédure usuelle” dont “la fouille corporelle, qui est une mesure conservatoire, afin de déposséder la personne de tout objet ou matière qu’elle pourrait utiliser contre elle ou contre autrui”. Pour les services de la sûreté de wilaya, les accusations portées contre les policiers “ne sont pas fondées et visent à ternir l’image du corps de sécurité”. Prompte à communiquer généreusement sur ses activités quotidiennes, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) n’a donné sa version sur les faits en question qu’hier après-midi. Dès les premiers instants de sa diffusion sur les réseaux sociaux et certains sites d’information électroniques, l’information paraissait invraisemblable tant elle puisait son essence d’un acte interdit par la loi et surtout immoral. “Le déshabillage des jeunes femmes dans l’enceinte du commissariat de Baraki par une policière” est dénoncé, dans un premier temps, par un militant du PST (Parti socialiste des travailleurs). 
Puis survient le témoignage anonyme (dans une vidéo à visage couvert) de l’une des victimes. Amel rapporte qu’elle a été interpellée par la police, samedi en fin d’après-midi, avec d’autres activistes, alors qu’elle manifestait à Alger-Centre. Le groupe est conduit dans un commissariat à Baraki, dans la proche banlieue Est de la capitale. La jeune femme raconte les conditions de sa garde à vue de quelques heures, rapportant qu’une policière en hidjab l’a exhortée, autant que les autres femmes arrêtées lors d’un rassemblement à Alger-Centre, à se déshabiller totalement. “Elle nous a dit que c’était la procédure”, précise-t-elle. Depuis sa mise en ligne, le témoignage-vidéo suscite un torrent de dénonciations d’anonymes, mais aussi de personnalités politiques et de la Ligue algérienne des droits de l’Homme. Après la répression des marches et des rassemblements publics entreprise par les éléments de la Sûreté nationale depuis mardi 9 avril, jour de la confirmation d’Abdelkader Bensalah au poste de chef d’État par intérim, la bavure policière commise dans l’enceinte du commissariat de Baraki a jeté l’opprobre sur le corps de sécurité, qui a géré, jusqu’à cette dernière semaine, habilement, la très forte mobilisation de rue. Un antagonisme s’est installé entre les Algériens et les policiers, dénouant progressivement le lien de fraternité exprimé allègrement dans la rue depuis le 22 février dernier par le truchement du slogan “khawa khawa”.               

  Souhila H.



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