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Abdelmadjid Tebboune pointe la gouvernance des 20 dernières années

“Des changements radicaux s’imposent”

© D.R

Le chef de l’État semble fonder de grands espoirs sur la rencontre prévue les 16 et 17 août prochain consacrée au plan de relance socioéconomique.

C’est un gros challenge que vient de se fixer le président de la République, Abdelmadjid Tebboune : réduire à 20% seulement la part des hydrocarbures dans l’économie nationale d’ici à fin 2021. C’est ce qu’il a en tout cas annoncé lors d’une entrevue accordée, dimanche 19 juillet, à deux responsables de quotidiens nationaux. “L’économie ne peut demeurer dépendante des hydrocarbures (...). Il est impératif de la libérer, de rechercher et d'explorer des ressources alternatives où la ressource humaine sera la base du véritable décollage de l’économie nationale”, a-t-il affirmé, rapporte l’APS. Et au Président d’assurer : “L'État est déterminé à réduire l'incidence des hydrocarbures sur l'économie nationale à 20% d'ici à fin 2021.

Cette démarche ne saurait se concrétiser sans la conjugaison des efforts de l'ensemble des acteurs de l'économie nationale.” Question : peut-on se libérer en un peu plus d’une année de ce qu’on n’a pas pu faire en 58 ans d’indépendance, à savoir libérer une économie dépendant à plus de 95% des hydrocarbures, ce qu’on n’a pas su réaliser en 58 ans d’indépendance ? Difficile en apparence, mais le chef de l’État semble y croire fermement. Il a d’abord pointé du doigt l’origine du mal : la mentalité rentière qui, a-t-il déploré, “a gangrené l'économie nationale de longues décennies durant, au point que nous sommes arrivés à importer des vis, ce qui est inacceptable”. Comment compte-t-il s’y prendre pour libérer le pays de cette “mentalité rentière ?”  Procéder, prochainement, à des changements radicaux dans l’économie nationale pour aller vers la création de la richesse et l'encouragement de la compétitivité et de l’innovation, tout en misant sur la ressource humaine qui est, à ses yeux, “la base du développement”. 

Une économie axée sur l'innovation
Plus concrètement, le chef de l’État mise sur la création d’un tissu fort de petites et moyennes entreprises (PME), de startup innovantes, de microentreprises, l'économie de la connaissance et de l'intelligence, l'agriculture, la limitation de l'importation anarchique, etc. En tout cas, le chef de l’État semble fonder de grands espoirs sur la rencontre prévue les 16 et 17 août prochain consacrée au plan de relance socioéconomique qui, a-t-il dit, va constituer une “plateforme de base pour aller vers une économie axée sur l'innovation et la diversification”.  Sur le plan politique, le président Tebboune s’est dit faire sienne la revendication de la rue, à savoir le changement radical dans le mode de gestion du pays qui est, a-t-il expliqué, “le véritable message du 22 février”. “Les accumulations de plus de 20 années impliquent des changements radicaux qui ne peuvent être opérés du jour au lendemain”, a-t-il affirmé.

Une façon à lui de demander aux Algériens de faire preuve de patience et de lui donner du temps pour pouvoir mettre en pratique ses réformes. Sa conviction est que le changement structurel du nouvel État requiert une Constitution qui “tire les enseignements de toutes les précédentes pour être consensuelle et pérenne” et de laquelle découleront des lois “garantissant la moralisation de la vie politique et économique”. Se présentant comme “le Président de tous les Algériens”, M. Tebboune a mis l’accent sur l’impératif de “rétablir la cohésion entre les Algériens”, tout en assurant que “l'objectif de l'Algérie nouvelle est le salut de la patrie”.

Outré par les agressions dont ont fait l’objet les professionnels de la santé, le chef de l’État a évoqué la signature, dès la semaine prochaine, d’une ordonnance présidentielle visant à durcir les sanctions contre les agresseurs des staffs médicaux dans les hôpitaux, qui peuvent aller de 5 à 10 ans de prison ferme.  

 


Arab C.


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