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HAMID SAïDANI, RéDACTEUR EN CHEF DE “LIBERTé”

“Des journalistes ont failli mourir à cause du Taser”

L’usage abusif du pistolet à impulsion électrique (Taser) pour arrêter des journalistes qui se sont rassemblés, jeudi, à la place de la Liberté de la presse, à Alger, a failli provoquer la mort d’une jeune consœur et d’un photographe de presse. “Nous avons été violemment embarqués dans un camion cellulaire. Les policiers ont d’abord tenté d’enclencher une discussion, histoire de nous isoler de la foule. Une fois éloignés du groupe, ils ont procédé à des arrestations musclées. Les deux policiers qui étaient à l’intérieur du fourgon cellulaire, dans lequel nous avons été embarqués, ont usé du Taser, un pistolet à impulsion électrique”, témoigne Hamid Saïdani, rédacteur en chef de “Liberté”, un des journalistes interpellés. Victime de ce mode opératoire répressif, notre collègue est arrêté et jeté dans le panier à salade. Une fois interpellé, il découvre à l’intérieur de ce camion cellulaire une dizaine de consœurs et de confrères tassés comme de vulgaires délinquants. Choqués par l’impact du Taser, Hamid Saïdani raconte que deux confrères, Djamel Mentouri et une consœur du journal Echihab, ont failli perdre la vie, n’était la solidarité des journalistes présents qui ont été contraints de taper fort contre les parois du fourgon de police dans lesquels ils ont été enfermés pour demander du secours. “Après de longues minutes d’attente, les policiers ouvrent le camion cellulaire et découvrent la gravité de l’état de nos confrères due à l’usage du Taser. C’est alors qu’ils ont fait appel à la Protection civile pour prendre en charge les deux blessés”, raconte notre collègue qui n’hésite pas à dénoncer le traitement réservé aux journalistes. “C’est inacceptable, et ce qui s’est passé est d’autant plus incompréhensible, puisque le rassemblement se déroulait dans le calme le plus total. Les gens, qui ont donné les instructions pour réprimer le sit-in pacifique des journalistes, doivent rendre des comptes”, réclame M. Saïdani, qui précise que certains journalistes vont déposer plainte pour les violences subies. Les journalistes arrêtés, une quinzaine, ont été relâchés à Tessala el-Merdja, vers 15h. Les autres, une quinzaine également, ont été libérés à Sidi-Abdellah.


F. B.


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