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La révolution se porte bien à l’Ouest

Des milliers d’Oranais dans la rue

à Oran, la mobilisation s’accentue au fil des semaines. © D. Loukil/Liberté

Tout en dénonçant la répression, les manifestants ont exprimé leur solidarité avec les détenus d’opinion.

Les Oranais sont sortis par milliers, hier vendredi, pour réaffirmer leur détermination à faire aboutir la contestation née le 22 février dernier, mais aussi pour répondre au chef d’état-major de l’ANP qui a instruit la gendarmerie d’interdire l’accès à la capitale pour les manifestants venus d’autres wilayas. 

Dès les premiers instants du rassemblement à la place du 1er-Novembre, le ton était donné. Des centaines de voix scandaient des slogans hostiles à Gaïd Salah. “Libérez la capitale !”, “Bedoui, Bensalah, Gaïd Salah à la poubelle” ou encore “Le peuple veut l’indépendance”, ont été, entre autres, les slogans scandés. 

La réaction de la rue oranaise à l’interdiction d’accès à la capitale s’est également exprimée sur les pancartes brandies, sur lesquelles on pouvait lire des mots d’ordre comme l’application des articles 7 et 8, mais également le texte de l’article 55 de la Constitution. Les slogans les plus emblématiques du hirak ont, par ailleurs, été repris sans interruption tout le long du parcours par les manifestants qui ont marqué une halte incontournable devant le siège du FLN, déserté depuis le début du mouvement du 22 février. La rue Larbi-Ben M’hidi — où des familles sur les balcons encourageaient et saluaient les manifestants — était investie par des marcheurs de tous âges, avec une présence importante des femmes. Ces manifestants ont crié à pleine gorge : “Les généraux à la poubelle, wal Djazaïr tedi el-istiqlal”, “Asmaâ ya doubaba, man votich mâa l’îssaba”. Les manifestants n’ont pas oublié les détenus d’opinion. Les portraits de nombre d’entre eux ont été brandis, avec comme leitmotiv : “Jetez-nous tous en prison, mais nous ne nous arrêterons pas.”  
Et comme pour bien montrer au pouvoir que sa feuille de route est rejetée malgré la propagande de certains médias et des mouches électroniques qui redoublent d’agressivité sur les réseaux sociaux, les manifestants, après un sit-in devant la wilaya, sont remontés, toujours aussi déterminés, jusqu’au siège de la télé et de la radio régionales. Une réaction du hirak, pour montrer que tous les Algériens persistent et signent pour une “dawla madania, machi âaskaria” et ce, en dépit de la répression. 

D’ailleurs, ce vendredi, le comité anti-répression d’Oran a distribué un guide destiné aux manifestants, reprenant l’ensemble des droits de ces derniers face aux arrestations arbitraires menées par les forces de l’ordre.


D. LOUKIL 



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