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A la une / Actualité

L’ECRN de Mers El-Kébir ouvre ses portes

Des offres de services pour les opérateurs nationaux

L’ECRN de Mers El-Kébir a ouvert ses portes hier à la presse. ©D. Loukil/Liberté

L’Établissement de construction et de réparation navale (ECRN) de Mers El-Kébir, à Oran,   entreprise du service économique de la Défense nationale, a ouvert ses portes, hier mardi, à la presse, pour une présentation détaillée de ses capacités de production et du développement de ses moyens. La présentation des activités de l’ECRN et des différents ateliers et département existant à Mers El-Kébir a été faite en présence du général Ramdane Mohamed, DG de l’établissement. Après avoir connu plusieurs statuts et être passé par différentes étapes depuis sa création, en 1977, l’ECRN a pour mission d’assurer “prioritairement les besoins des forces navales”, depuis 1994. Il n’en demeure pas moins, qu’aujourd’hui, l’établissement possède des capacités lui permettant de répondre aux besoins des opérateurs économiques privés ou publics pour assurer la construction et la réparation de navires de pêche, des thoniers, des chalutiers et autres sardiniers, comme détaillé par le colonel Rahal Mohamed Azziz, directeur technique et de production, qui servira de guide lors de la visite. Le volet technologie et équipements de pointe reste encore dans le cadre de prestation avec des partenaires étrangers et, dans une moindre mesure, dans le cadre de transfert de technologie. Pour nos interlocuteurs, l’ECRN, avec 5 unités de production et deux filiales, l’une à Annaba, qui ouvrira sous peu, et une autre à Béni Saf, a les moyens d’assurer un plan de charge dans le respect des normes. “Parmi les nouvelles réalisations que nous avons effectuées, deux vedettes de servitudes pour Naftal et Hyproc, et nous prenons en charge des prestations de réparation au profit des secteurs privé et public, des filiales de Sonatrach et des armateurs privés”, expliquera le colonel. Doté de deux docks flottants, l’ECRN n’entend pas concurrencer les grands chantiers de constructions navales du monde, alors que justement la crise fait que la plupart des chantiers sont absorbés. Néanmoins, avec ses propres moyens et capacités lui permettant aujourd’hui de répondre aux besoins des flottes de pêche en Algérie, pour peu qu’un programme ou une politique soient mis en place dans ce sens, alors que l’établissement est soumis comme tout un chacun au code des marchés publics. Ainsi, des tentatives ont été faites en vue de regrouper des opérateurs et d’étudier avec le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche la possibilité de présenter un cahier des charges type. En vain, les opérateurs n’arrivant pas à se mettre d’accord mettent fin à l’expérience. L’autre avantage de l’établissement, c’est qu’il a une double vocation de construction et de réparation navale. L’autre écueil rencontré par l’ECRN est celui de la main-d’œuvre qualifiée. Ainsi, la spécificité des chantiers de construction navale font qu’ils ont un besoin de métiers et de savoir-faire spécifiques qui ne se sont pas prodigués par les centres de formation professionnelle. Pour ce qui est des ingénieurs et autres cadres, l’université algérienne assure la formation théorique complétée par une formation pratique sur le terrain. Et c’est là que prend toute sa dimension le transfert du savoir-faire par “les anciens” du chantier de Mers El-Kébir. Seule exception, celui du domaine de la soudure où l’ECRN est homologué et donc assure des formations aux soudeurs d’autres secteurs. En toute fin de visite, a eu lieu la présentation d’un prototype de corvette de 62m, construite à 100% dans les chantiers de l’ECRN, avec la possibilité d’aller vers les évolutions technologiques et les missions multiples qui lui seront dévolues.

D. L.


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