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Droit additionnel provisoire de sauvegarde

Des opérateurs trouvent la taxe excessive


Quelques jours à peine après sa publication au Journal officiel, le droit additionnel provisoire de sauvegarde (Daps) suscite, d’ores et déjà, moult réactions de la part de nombreux opérateurs économiques. Pour l’Association nationale des commerçants et artisans algériens (Anca), le dispositif du Daps nécessite actuellement une véritable révision. Son président, Hadj Tahar Boulenouar, estime que les taux de cette taxation appliqués sur certains produits sont excessifs. Situés entre 30 et 200%, ces niveaux dissuadent inexorablement les importateurs à exercer leur métier. En faisant leur calcul, ces opérateurs ne peuvent pas réaliser de bénéfices avec cette taxe.
Car, ils seront dans l’obligation de répercuter cette nouvelle taxe sur le prix de leurs produits, qui deviendront ainsi plus chers sur le marché et, par conséquent, inaccessibles à certains consommateurs. Leur business ne peut être rentable dans pareil cas. Ces importateurs préfèrent, de ce fait, ne pas s’aventurer dans un tel créneau. Le nombre d’opérateurs à vouloir se maintenir dans cette activité se réduira davantage, engendrant indubitablement une situation de monopole sur le marché. Ce qui créera, par voie de conséquence, une pénurie synonyme de flambée des prix sur le marché. Cette hausse des prix peut être provoquée également par un autre facteur : si certains importateurs intègrent le Daps pour fixer leurs prix, le produit sera plus cher et le producteur local va forcément s’aligner, lui aussi, sur ces prix (importateur). “Nous sommes obligés d’augmenter nos prix pour faire face à cette taxe. Et ce sera le consommateur final qui subira cette hausse”, déplore Imad, un importateur de produits électriques, Spot Led, lustres...,  qui affirme que le taux de taxation cumulé de sa marchandise est de 127%, incluant les droits de douanes (30%), la TVA (19%), la Caisse nationale des retraités (CNR) (1%) et le Daps (60%)… Le produit qu’il vendait auparavant à 2 000 DA, il le proposera désormais à 3 000 DA, soit une augmentation de 1 000 DA, a-t-il relevé, hier, au Forum d’El-Mihouar. Cela dit, ces importateurs se disent prêts à abandonner leur activité pour se lancer dans la production. Ils demandent, toutefois, un accompagnement de la part de l’État.
Il s’agit, selon eux, de créer toutes les conditions nécessaires pour réaliser des projets d’investissements chacun dans sa spécialité. Pour Bensedira Djaber, un des responsables de l’Anca, cette reconversion d’importateurs ou de grossistes vers la production a été confirmée par des opérateurs activant dans 15 filières différentes. Ils revendiquent, cependant, la révision de certaines dispositions du code des investissements, notamment la règle 51-49% qui démotive les étrangers à venir investir en Algérie. Pour cet importateur de meubles, il faut construire des zones industrielles spécialisées et spécifiques aux métiers exercés.
Des zones qui disposent de toutes les commodités, de sous-traitants, de ports secs… Une chose est certaine, ces importateurs avouent qu’ils sont dotés d’atouts à même de réussir ce changement de statut d’importateur vers celui de producteur. Ils évoquent, d’abord, leur riche expérience dans les différents créneaux, leur connaissance du marché, leur longue et étroite relation avec leurs fournisseurs d’outre-mer avec lesquels ils peuvent réaliser des projets ici en Algérie. “Il n’y a personne qui peut convaincre un fournisseur étranger à venir en Algérie, sauf son partenaire importateur”, souligne M. Bensedira. Leur autre atout est le réseau de distribution qu’ils ont acquis au fil des années.
Ils sont même prêts à financer seuls ces investissements dans la production. Si l’on encourage ces opérateurs à monter leurs projets, l’on pourra créer près d’un million de postes d’emploi, promet-il.


B. K.



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