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Présidentielle de 2019

Des partis créent un “front populaire” autour de Bouteflika

Réunion, hier à Alger, du “front populaire” sous l’égide du FLN. ©Zehani/Liberté

Les partis politiques qui se placent dans le giron de la présidence de la République transforment leur soutien à “la poursuite de l’œuvre” d’Abdelaziz Bouteflika en “front populaire solide”. Une réponse à l’appel lancé le 20 août dernier pour la constitution d’un “front populaire” contre les fléaux de la drogue, du terrorisme et de la corruption. Pour créer ce “front populaire solide”, le FLN a réuni, hier à Alger, 16 petites formations politiques sous le slogan “Continuité pour la stabilité et les réformes”. Le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbes, a profité de l’occasion pour énumérer les objectifs de ce “front populaire”. Il a cité, entre autres, la “préservation de la stabilité et la sécurité du peuple et du territoire” algériens, le renforcement des “capacités pour faire face aux défis sécuritaires et économiques”, la “lutte contre toute forme de corruption et de drogue qui rongent notre société et l’économie nationale”, le soutien à “l’immunité de l’Algérie” et le “maintien des acquis engrangés” ces dernières années.
Pour tenter de vendre cette initiative, Djamel Ould Abbes, qui a prononcé un discours écrit, contrairement à d’autres occasions où ses allocutions étaient improvisées, n’a pas hésité à convoquer l’Histoire. Quitte à heurter les plus irréductibles parmi les patriotes, le secrétaire général du FLN a comparé l’appel de Bouteflika pour la création d’un “front populaire” à l’appel du 1er Novembre 1954. Pis, dans sa réponse aux journalistes, l’homme, habitué aux déclarations chocs, a rappelé l’œuvre d’Abane Ramdane qui, en 1956, avait réussi à rassembler toutes les sensibilités politiques de l’époque autour du projet révolutionnaire. Ould Abbes veut donc comparer Bouteflika à l’architecte du Congrès de la Soummam ! Rien que ça. Pressé de dire pourquoi les principaux partis qui soutiennent Abdelaziz Bouteflika ne se joignent-ils pas encore à la démarche, Djamel Ould Abbes a précisé qu’une autre rencontre sera programmée à cet effet dans les prochains jours. “J’ai parlé avec Ahmed Ouyahia au téléphone il y a quelques jours”, a indiqué Ould Abbes qui a précisé que les deux hommes vont se voir après le retour du Premier ministre de Pékin où il participe au sommet Chine-Afrique.
En plus des partis politiques qui font partie de la coalition au pouvoir, le FLN va se réunir avec les associations d’une certaine “société civile”, une somme d’organisations satellitaires chargées notamment de constituer la caution “populaire” aux choix du pouvoir.
Une sorte de congrès aura donc lieu dans les prochains jours. Étrangement, les partisans du chef de l’État n’évoquent plus sa candidature. Ils se contentent de parler de “poursuite de l’œuvre”. Plus que cela, Ould Abbes a même indiqué que “la question de la présidentielle sera discutée en son temps”. Preuve que rien n’est encore tranché ? Tout semble possible.

Ali Boukhlef


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