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A la une / Actualité

Industries agroalimentaires

Des potentialités de développement inexploitées

L’agroalimentaire, un secteur économique à promouvoir. © D.R

L’Algérie fonde sa stratégie liée à la sécurité alimentaire sur l’apport considérable des industries agroalimentaires. Les IAA emploient près de 23% de la population active et contribuent à hauteur de 50% au PIB.

Le secteur dispose au moins de 17 000 entreprises qui ont créé plus de 140 000 postes d’emploi. C’est dire les capacités réelles dont dispose ce secteur pour qu’il devienne à l’avenir un secteur innovant capable de générer de la richesse pour l’ensemble de l’économie et de contribuer pleinement à la sécurité alimentaire de notre pays. Certes, les  industries agroalimentaires (IAA) recèlent des potentialités énormes, mais les perspectives de croissance demeurent encore plus importantes pour le futur. Ces marges de progression possibles sont confortées par une demande nationale de plus en plus forte et des possibilités d’exportation avérées.
Pour atteindre un tel objectif, des paramètres liés à l’investissement, la modernisation des équipements, l’acquisition de savoir-faire, les partenariats, l’innovation, la gestion de la sécurité sanitaire… doivent être pris en considération. Autant de facteurs qui doivent être pris en compte dans toute stratégie à définir pour le secteur. La compétitivité de la filière agroalimentaire est freinée par des difficultés d’ordre technique liées à la nécessité d’une modernisation des équipements. L’industrie céréalière reste l’une des filières les plus dynamiques, boostée par le privé. Cela est dû à la forte consommation des céréales dans notre pays. L’Algérie reste, en effet, l’un des plus grands pays consommateurs de céréales au monde. On évalue la consommation moyenne à hauteur de 220 kg par an et par habitant, et celle-ci peut atteindre jusqu’à 50% du budget total consacré à l’alimentation. La demande nationale est estimée à 10 millions de tonnes par an, toutes céréales confondues. Elle n’est couverte en moyenne qu’à 30% par la production locale, très dépendante de la pluviométrie. Les 70% restants sont importés. Ce à quoi s’est attelé, d’ailleurs, le groupe Agrodiv, spécialisé dans la production, la conception, la commercialisation, l’importation et l’exportation des produits résultant de la transformation des matières premières issues de l’agriculture, de l’élevage ou de la pêche. Cette activité constitue le cœur de métier du groupe Agrodiv qui a pu réaliser un plan de développement d’un montant de plus de
10 milliards de dinars. Ce qui a permis au groupe, avec notamment la modernisation de l’outil de production, de rester leader en détenant 25% de parts de marché avec des capacités de trituration de plus de 2 millions de tonnes/an et de stockage de 8 millions de quintaux (qx).

Le groupe Agrodiv lance la certification
de ses filiales
Du marché national, évalué à plus de 140 milliards de dinars, Agrodiv ambitionne d’en conquérir 30% de parts à horizon 2019. Le groupe prévoit, dans ce cadre, la mise en œuvre des processus d’accréditation et de certification aux normes ISO de toutes ses EPE affiliées. La consécration vient de se traduire, il y a quelques jours, par la première remise officielle par le bureau international BCI des certificats Qualité-Sécurité-Environnement (QSE) ISO 9001 ISO 14001 et OHSAS 18001 au profit de la filiale des Zibans et ses cinq complexes alimentaires. Cette filiale est dotée d’une capacité de production de 2,8 millions de qx/an tous produits confondus. Elle produit plus de 800 000 qx de semoule qui lui confèrent 25% de parts de marché et plus de 1 million de qx de farine (30% parts de marché), ainsi que
1 million d’autres produits (pâtes alimentaires, couscous…). Son objectif, c’est d’arracher 35% de parts de marché en 2018 et de mettre en place 85 points de vente. Pour les dirigeants de cette filiale, la certification ISO se veut un atout supplémentaire, afin de saisir les opportunités commerciales à l’export.


B. K.


 


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