Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Violence chez les jeunes

Des spécialistes appellent à un diagnostic approfondi

La violence chez les jeunes ne cesse de prendre des proportions alarmantes en Algérie, notamment en milieu urbain, dans les stades, dans les écoles, les universités et les nouvelles cités où l’anarchie architecturale participe sensiblement à la naissance des foyers de la délinquance et du crime. Hier, lors d’un séminaire intitulé “Le phénomène de la violence chez les jeunes” et organisé à Kouba par la sûreté de la wilaya d’Alger, le professeur Rachid Belhadj, chef de service en médecine légale, a affirmé que “la violence est un problème majeur de la santé publique et un phénomène inquiétant à impact socioéconomique et culturel grave”. Selon M Belhadj, si les cas de brutalité avérés sont commis par des repris de justice, cela veut tout simplement dire que “la récidive est un indicateur d’échec du système de prévention”, d’autant que les auteurs des agressions ou des batailles intercités “ne se limitent pas seulement à faire autant de victimes, mais poursuivent souvent leurs violences à l’intérieur même des hôpitaux”. Tout en interpellant les députés et les sénateurs présents à cette rencontre “à reconsidérer la nouvelle loi sanitaire et l’accroissement des solutions pénales à l’égard des auteurs de cette violence”, l’orateur a estimé que “les jeunes ont développé tous les outils d’agression et recourent de plus en plus aux sabres, aux produits chimiques, aux fusils harpon et à d’autres objets contendants pour commettre leurs forfaits”. Pour étayer son argumentation, et citant des cas de victimes traitées dans les urgences des hôpitaux, M. Belhadj a montré des photos choquantes sur l’automutilation, l’usage des sabres et les amputations, les cas d’agression sur les médecins urgentistes, mais aussi le crime commis sur les ascendants (parricides). De son côté, le directeur de la Police judiciaire à la DGSN, Ali Ferrag, a plaidé pour l’implication de tous et pour  le partage de leurs expériences et à apporter des réponses urgentes et immédiates pour endiguer le sentiment d’insécurité. “On doit dégager un consensus et aller vers des actions préventives dans tous les secteurs, car le jeune est pris dans l’engrenage de la violence. Le chômage, la consommation de la drogue et de psychotropes, le cybercrime et la récidive sont constamment présents dans la cité”, a déclaré M. Ferrag. Par ailleurs, le chef de la sûreté de la wilaya d’Alger, Noureddine Berachedi, a estimé qu’“il est temps d’établir un diagnostic approfondi sur ce phénomène”. Pour ce dernier, l’apologie de la violence a pris de nouvelles formes, allant de la violence verbale aux attaques sur les réseaux sociaux et les jeux vidéo qui incitent les jeunes à se donner la mort. Citant l’exemple de la capitale, ce responsable a indiqué que la consommation des stupéfiants constitue le facteur principal de la violence chez les jeunes. En 2017, la Police judiciaire d’Alger a traité 14 431 affaires liées au trafic de drogue et a procédé à l’arrestation de 20 400 individus, en sus de la saisie de 136 450 comprimés de psychotropes, 6 800 armes blanches, 1 kg d’héroïne et 151 kg de cannabis.

FARID BELGACEM


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER