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Alerte à la base de vie ENTP de Hassi-Messaoud

Deux nouveaux cas d’intoxication alimentaire

L’Entreprise nationale des travaux aux puits (Entp) a enregistré, au début du mois courant, deux nouveaux cas d’intoxication alimentaire. Il s’agit d’Ali D. et Omar C., qui travaillent à la base de vie de Hassi-Messaoud. D’après les syndicalistes du comité local de réappropriation et de sauvegarde de l’UGTA (CNRS), les deux malades ont été évacués à l’hôpital de Hassi-Messaoud, grâce à leurs collègues “et à eux seuls”, alors que l’entreprise de forage de puits pétroliers disposerait d’un centre médico-social “sans médecin le soir” et est liée par une convention avec des cliniques privées, à Ouargla et Ghardaïa. Selon nos interlocuteurs, Omar C. “a passé 6 heures dans le coma”, le 9 novembre dernier, alors que l’autre travailleur, également atteint par l’intoxication, était alité dans sa chambre. Le 15 novembre, les deux malades, “abandonnés à leur sort” au sein de la base de vie de Hassi-Messaoud, ont enfin regagné leur foyer, “sans aucun accompagnateur”. Omar C., que nous avons pu approcher, n’a pas écarté l’éventualité d’un “empoisonnement”, du moins le concernant. “J’ai mangé un plat de lentilles comme les autres travailleurs, ce jour-là, mais c’est moi qui ai été intoxiqué. Je crois que c’est un empoisonnement, car j’ai vomi du sang et parce que j’avais reçu des lettres de menaces”, nous a confié ce dernier, en rappelant qu’il est membre du CNRS. Il y a à peine un mois, des syndicalistes du comité local “frondeur”, dont Omar C., avaient révélé à Liberté que la situation à la base de vie était des plus inquiétantes. Ils avaient, en outre, dénoncé “l’impunité” régnante et les “passe-droits”, en accusant la direction de l’entreprise de “complicité” envers les membres du syndicat d’entreprise. Aujourd’hui encore, les mêmes membres du CNRS, soutenus par les travailleurs, demandent à la tutelle et aux pouvoirs publics de faire la lumière sur les affaires “de corruption” et de  “détournement d’argent”, notamment sur “l’argent des œuvres sociales”, ainsi que sur “le détournement” de 5 000 milliards de centimes, par la mutuelle des pétroliers (MIP). Par ailleurs, Liberté a été destinataire de la copie d’une lettre transmise, dernièrement, par un groupe d’ingénieurs du forage, au P-DG de l’ENTP. Dans cette missive dont une copie a été également envoyée au ministre de l’Énergie et au Premier ministre, le collectif des “travailleurs libres et intègres” a interpellé le premier responsable, nouvellement installé, sur la poursuite nécessaire de “l’assainissement” de l’entreprise. N’ayant reçu aucune suite à leurs doléances de 2011 et 2012, quant à l’urgence d’un “contrôle étatique”, ces ingénieurs ont dressé une liste de hauts cadres qui, selon eux, sont des “voleurs” et des “saboteurs”. Le collectif s’est interrogé sur “cette force occulte qui les couvre”, non sans déplorer cette “gestion de supérette qui encourage le clientélisme”.
De plus, il s’est demandé “où sont passés ces commissaires aux comptes, ces auditeurs ministériels” censés lever le voile sur la “gestion catastrophique”, la présence de “gens incompétents”, “corrompus” et “autres dilapidateurs”. Pour le groupe d’ingénieurs du forage, il est anormal qu’une filiale de Sonatrach comme l’ENTP porte sa préférence sur des “incompétents et voleurs” au détriment de “gens capables et honnêtes”.  
 

Publié dans : Hassi-Messaoud

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