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A la une / Actualité

Le chanteur luttait depuis plusieurs mois contre la maladie

Djamel Allam s'éteint à l’âge de 71 ans

© M. Haouchine/Liberté

 Le chanteur Djamel Allam s’est éteint hier à Paris des suites d’une longue maladie. L’artiste, âgé de 71 ans, luttait depuis plusieurs mois contre un cancer du pancréas. Il rejoint ainsi, quatre jours après, Rachid Taha dont le père est originaire, comme Djamel Allam, de la région de Sidi Aïch.
Djamel Allam a commencé sa carrière au conservatoire de musique — andalouse notamment — de la ville de Béjaïa sous la houlette de Cheikh Sadek El-Bedjaoui (1907-2007). Mais tout en fréquentant le conservatoire, Djamel Allam était au contact de musiciens et de groupes de rock, Les Black Stonnes notamment. Et lorsqu’il commence à chanter en français, Djamel est apostrophé - c’est lui-même qui l’a raconté - par M’hamed Issiakhem et Kateb Yacine : “Pourquoi tu ne chantes pas dans ta langue maternelle ?” Ce qu’il fit.
Avec Argu (Rêve) puis M’ara d-yughal (Quand il reviendra), il connaîtra une notoriété, y compris à l’étranger où il enchaînera des tubes. Dans son dernier opus, sorti alors qu’il était déjà malade, Djamel Allam est revenu à ses premières amours, l’andalou et le chaâbi. Tout ce qu’il aime comme genres de musique a trouvé sa place, comme une sorte de testament à la relève en matière de musique. En plus des nombreux albums et musiques de films dont Prends dix mille balles et casse-toi et La plage des enfants perdus, il a joué dans plusieurs films ; le dernier dans celui d’Ahmed Rachedi, qui a réalisé le film sur Mustapha Benboulaïd ; Djamel y avait incarné un imam dans la prison d’où s’étaient évadés Benboulaïd et ses compagnons.
Il adorait parler de sa jeunesse, de ses rencontres, partant de Fadhéla Dziria qui le prenait petit alors,  arrivé à Alger, sur ses genoux, sa rencontre avec Guerrouabi, à son arrivée à Marseille où il travailla comme régisseur. Et ses rencontres devenues des amitiés telles que Jacques Higelin, Renaud, Ferré, Ferrat, Lavilliers…
Touche-à-tout, il est passé par la photo, la peinture, le cinéma… avec toujours ce sourire et cette manie à trouver un instant pour l’anecdote, la blague ; occasion de rire. Djamel a été même sommelier, adorait-il d’ailleurs le rappeler.
Il est parti sans faire de bruit, mais en laissant derrière lui se taire sa guitare et son mythique bendir. Repose en paix, Djamel.  


M. OUYOUGOUTE


 


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