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Il a animé hier un meeting à Dély-IBrahim

Djamel Ould-Abbes revient sur son «glorieux» passé

Djamel Ould Abbès, SG du FLN animant un meeting hier à Dély-Ibrahim ©Lachichi/liberté

La maison des jeunes «Rabah Chettibi» de Dély- Ibrahim sur les hauteurs d’Alger s’est avérée hier bien exiguë pour recevoir des centaines de femmes provenant des différentes communes de la capitale afin d’assister au meeting  de  Djamel Ould Abbes dans le cadre de la campagne électorale pour les législatives du 4 mai prochain. Accompagné de plusieurs candidats à leur tête Sid Ahmed Ferroukhi,  l’ancien ministre de l’agriculture, le secrétaire général du FLN est revenu notamment sur son parcours de combattant de l’ALN.  
Mis en doute récemment  sur sa qualité d’ancien Moudjahid  dont il se prévaut à longueur de discours,  l’actuel secrétaire Général du FLN a persisté à raconter ses glorieux faits d’armes dont personne, dans les milieux initiés,  n’avait connaissance jusque-là.  
«C’est moi qui ai structuré, durant la guerre de libération, un groupe de Fedayates (commandos) à Tlemcen» a-t-il lâché, en exclusivité,  sous les youyous.  Loin de se défaire de sa  suffisance sinon de son arrogance,  la dénonciation infâmante dont il a fait l’objet dans la presse à partir de son patelin d’origine n’a donc pas empêché ce politicien madré de mener sa campagne et ce,  de la manière la plus virulente qui  soit. C'est-à-dire au moins à la hauteur des graves accusations qu’il vient d’essuyer.  S’agissant d’un public féminin, son laïus «à la carte» s’articulera, cette fois,  autour de la condition sociale de cette  importante frange de la population et sur ses acquis pour lesquels il revendique personnellement la paternité sur certains d’entre eux.  Comme à son accoutumée, Ould Abbes ne manquera pas de montrer, à cette occasion, sa propension à se référer au premier magistrat du pays.
Sautant le pas, il continue à  affirmer ne pas avoir besoin de programme, puisque son programme était celui du président de la République. «On m’a reproché de m’accaparer la personne du Président. Mais tout le monde devrait être fier de se l’approprier !» justifie-t-il, tendant ainsi à faire croire que Abdelaziz Bouteflika n’est plus le président de tous les Algériens.
C’est ce qui a agacé, semble-t-il, ces derniers jours, son alter-ego,  Ahmed Ouyahia, secrétaire général du Rassemblement National Démocratique RND,  qui lui  a rappelé à que le président Bouteflika dont il est précisément le chef du cabinet appartenait à tous les Algériens.  Au vu des amabilités échangées , on voit mal  comment leurs  deux formations politiques  pourraient encore faire partie de la prochaine coalition gouvernementale.   
Mais pour ces personnalités à volte-face, la politique est surtout  «l’art du possible». Il ne s'agit donc nullement de mettre à l’écart l’autre courant politique mais juste se rapprocher, pour l’heure,  autant que faire  se peut,  des centres de décisions.

Mohamed-Cherif Lachichi


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