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Alors que nouria Benghabrit a réitéré sa disponibilité au dialogue

éducation : satisfaction et circonspection chez les syndicats

Nouria Benghabrit, ministre de l’éducation nationale. © D. R.

Le dialogue entre le ministère de l’Éducation nationale et les partenaires sociaux du secteur se poursuit laborieusement, laissant entrevoir un satisfecit chez certains syndicats et une circonspection chez d’autres.

La ministre de l'Éducation nationale, Nouria Benghabrit, a réitéré, hier, sa disponibilité “à consulter et à associer tous les syndicats aux séances de dialogue” autour des questions intéressant la famille de l'éducation et le secteur, en affirmant que les portes du ministère demeuraient “ouvertes” à la concertation avec les partenaires sociaux autour de ces questions.
Dans une déclaration à la presse, en marge de la célébration de la Journée nationale de la commune,
Mme Benghabrit a indiqué que son département n'optait pas pour un mode de “gestion unilatérale” du secteur, et a affirmé la pleine disponibilité de la tutelle “au dialogue et à la concertation” avec les syndicats de l'éducation, notamment ceux de la coordination des syndicats autonomes du secteur qui compte 6 syndicats, qui ont appelé à une grève nationale, suivie de plusieurs sit-in devant les directions de wilaya de l'éducation, pour revendiquer essentiellement la révision du statut particulier, le respect des libertés syndicales et la révision de la loi sur la retraite.
“Près de 98% des propositions, pertinentes d'ailleurs, formulées par les syndicats, ont été prises en considération”, a souligné la ministre,  relevant, toutefois, l'impossibilité de satisfaire certaines autres revendications. Cette déclaration intervient alors que le processus de dialogue entre le ministère de l’Éducation nationale et les partenaires sociaux du secteur, lancé mercredi dernier, se poursuit laborieusement, laissant entrevoir un certain satisfecit chez certains syndicats et une certaine circonspection chez d’autres, quant à la prise en charge de leurs revendications. Ainsi, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de l’enseignement et de la formation (Satef), Boualem Amoura, a décrit une ambiance de “dialogue franc, ouvert et sans tabou”, faisant état de certains “acquis” arrachés. Hormis “le démenti de la correspondance relative aux congés de maladie”. Il s’agit notamment de “la confirmation de l’application du décret présidentiel 266/14 du 28 septembre 2014, portant revalorisation des diplômes DEUA et licence dans l’enseignement primaire”. “Cependant, aucune date d’effet de cette mesure n’a été avancée”, a-t-il indiqué. Il a, en outre, cité l’installation d’une commission et l’organisation de journées d’étude sur l’élaboration des programmes, et la confirmation du règlement définitif, en janvier 2020, du problème des professeurs qui ont reçu leur formation après le 3 juin 2012.  Pour sa part, le président de l’Unpef, Sadek Dziri, a eu une réaction mesurée. Il a estimé que, jusqu’à présent, “les résultats du dialogue ne sont pas satisfaisants” concernant certains points, notamment le statut particulier. “Il n’y a eu aucune nouveauté. La ministre nous a demandé d’attendre son règlement selon le calendrier du gouvernement”, a-t-il relevé. Aussi, concernant les dossiers du pouvoir d’achat, de la retraite, de la question des corps communs et de la prime du Sud, la ministre a indiqué que ces revendications dépassent le cadre de son département, alors que pour lui, la ministre est membre du gouvernement, et en tant que telle, elle devrait servir de relais à leurs revendications et défendre les intérêts des fonctionnaires de son secteur. Cela étant, le syndicaliste affirme continuer à mobiliser ses troupes en prévision de la grève annoncée. Une réunion d’évaluation de la coordination des syndicats autonomes de l’éducation se tiendra, dimanche prochain, pour décider du maintien ou non du mot d’ordre de grève.


A. R.

 


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