Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Il dénonce les tractations occultes des militaires

“Elles sont la cause du malheur national”

Faisant allusion à la candidature du général à la retraite, Ali Ghediri, que les spéculations, note-t-il, donnent comme bénéficiaire de soutiens massifs et actifs dans les rangs de l’armée, l’ex-président du RCD considère que “les tractations occultes dans les officines militaires ne sont pas la solution mais la cause du malheur national”. S’il ménage sa personne qu’il suppose “probablement estimable”, M. Sadi ne croit pas pour autant à une solution qui émanerait des officines de l’armée. “Un ancien officier supérieur, probablement estimable en tant que personne, assure détenir la solution aux tempêtes qui s’accumulent au-dessus de nos têtes”, a-t-il souligné. Mais, enchaîne-t-il, “comme il peine à donner du contenu à ses intentions ou avancer des méthodes à même d’esquisser une feuille de route lisible, des voix spéculent sur des soutiens massifs et actifs dont il bénéficierait dans les rangs de l’armée”. M. Sadi estime, par conséquent, qu’“une fois de plus et faute d’être appelé à se déterminer sur des offres politiques, le citoyen est invité
à déléguer son libre arbitre
aux mystères des sectes qui lui garantiraient ses droits et sa liberté”. C’est, regrette-t-il, “la roulette russe continue”. M. Sadi ne croit pas ainsi, à une solution qui émanerait de l’institution militaire, comme ce fut le cas au Portugal à travers la révolution des œillets. “On voit mal l’avènement d’une révolution des œillets, qui a dissous le salazarisme au Portugal, advenir dans l’armée algérienne. Alors on tourne en boucle”, a-t-il écrit.
Il rappelle, dans la foulée, les exemples des anciens présidents, tous désignés par l’armée. “Si l’on s’en tient aux expériences passées, le pari est pour le moins risqué.
Ni Ben Bella, ni Chadli, ni Zeroual n’ont pu s’émanciper des liaisons dangereuses qui les ont portés au pouvoir”, a-t-il analysé. Tandis que, ajoute-t-il, si “Bouteflika a survécu à ses appuis parce qu’en bon artisan du clan d’Oujda, groupe militariste s’il en est”, c’est parce que, dit-il, “il a assumé et répondu à toutes les demandes des généraux quand il ne les a pas devancées”. Pour étayer ses propos, M. Sadi juge que “concéder une allocation de 12 milliards de dollars au secteur militaire dans une conjoncture économique aussi atone que celle que vit l’Algérie est la preuve que le pouvoir est toujours régi par une doxa militaire hégémonique”. De l’avis de M. Sadi, celui qui bénéficierait des soutiens des militaires (en Algérie), “en serait obligatoirement leur obligé”. “C’est la condition même du statu quo”, répond-il à ceux qui croiraient qu’“une fois au pouvoir, l’heureux adoubé pourra toujours se libérer d’attaches encombrantes et orienter le pays vers des pratiques plus saines et plus transparentes”. M. Sadi ne nourrit pas non plus d’illusions de voir l’exemple de Mustafa Kemal Atatürk se reproduire en Algérie, en ce sens, dit-il, que la réalité de l’armée turque est de loin différente de l’ANP. “D’aucuns, habités par l’illusion des miracles immérités, se prennent à rêver d’un Atatürk algérien. Ce n’est faire injure à personne que de souligner les éléments qui distinguent à tous égards l’armée turque de celle de Boumediene, conçue et gérée de sorte qu’aucune tête pensante ne dépasse. Avec Atatürk, l’institution militaire a assumé la séquence consacrant la fin de l’empire ottoman. L’armée algérienne, pour ce qui la concerne, a pris le pouvoir en 1962 pour imposer l’islamo-socialisme comme matrice doctrinale, marécage dans lequel ont prospéré les malentendus les plus obscurs”, a-t-il expliqué.


Farid Abdeladim


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER