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Journée d’étude sur les mécanismes d’exportation organisée hier à Bouira

Entre mécanismes obsolètes et bureaucratie

Le président de l’Union nationale des opérateurs en pharmacie (Unop), Abdelouahed Kerrar, a fustigé, hier, lors de la rencontre dédiée aux mécanismes d’exportation, organisée à Bouira, certains aspects de la politique menée par le gouvernement en la matière. En effet, le président de l’Unop, qui est également le P-DG du groupe pharmaceutique Biopharm, a estimé “illogique” et “contre-productive” la décision prise par la Banque d’Algérie en 2016, de mettre fin à la convertibilité commerciale du dinar. “À travers cette décision, la Banque d’Algérie freine, voire tue dans l’œuf, toute initiative d’exportation de nos produits vers l’étranger”, a-t-il dénoncé. Par ailleurs, M. Kerrar plaidera pour la révision de la loi sur la monnaie et le crédit. Selon le conférencier, cette loi handicape grandement les exportateurs dans la mesure où elle fait obligation de convertir en dinars la moitié des recettes en devises encaissées, dans un délai d’à peine 30 jours pour effectuer ces deux formalités. En outre et d’après le président de l’Unop, les exportateurs sont prisonniers d’un carcan administratif et bureaucratique des plus étouffants. “Pour extraire un simple document traduit en anglais, il faut frapper à des dizaines de portes et faire jouer ses connaissances et son carnet d’adresses pour une simple feuille de papier”, a-t-il déploré. Face à tant d’obstacles, Abdelouahed Kerrar a formulé un certain nombre de recommandations devant faciliter les démarches vers l’export et surtout valoriser le produit algérien. Parmi ces recommandations on citera : l’augmentation du seuil des frais de mission à l’export à 300 euros au lieu de 120 euros actuellement, l’ouverture d’antennes de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), la création de couloirs verts à l’exportation dans les aéroports et les ports, la mise en place de guichets export au niveau des banques, etc. Mais comme l’a souligné M. Kerrar, tout n’est pas noir dans le domaine de l’export en Algérie, notamment en ce qui concerne le domaine pharmaceutique. En effet, selon lui, l'industrie pharmaceutique algérienne est “en pole position” pour aller à l'exportation, puisqu'il existe 80 unités de production et 150 projets de nouvelles unités. “C'est l'un des secteurs qui se développe le mieux en Algérie et ses atouts lui permettent d'aller rapidement vers l'exportation, surtout vers le continent africain”, a-t-il souligné. D’autres intervenants, à l’image d’Aouf Mohamed, directeur des douanes à Bouira, ont mis en exergue les facilitations qu’accordent les pouvoirs publics aux potentiels exportateurs algériens.


R. BOURAHLA


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