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Le secteur a été déclassé lors du dernier remaniement ministériel

Environnement : pourquoi pas un ministère à part entière ?

© Liberté

Tous les experts estiment que les faiblesses cumulées par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement depuis plus d’une année ne renvoient pas à un quelconque positionnement dans l’organigramme gouvernemental, mais à la faiblesse de son animation, à l’instar d’autres secteurs d’ailleurs.

Le département des Affaires étrangères ne serait pas le seul domaine où l’approximation a prévalu lors du dernier remaniement ministériel. Le département de l’Environnement a subi un déclassement des plus incompréhensibles.
La plupart des observateurs ont relevé des incohérences graves au sujet du portefeuille des Affaires étrangères. Le communiqué de la présidence de la République, quatre jours après ce changement dans l’équipe gouvernementale, s’il met fin à la dualité dans le département de la diplomatie, pose encore plus d’interrogations quant à ce type de gestion au plus haut niveau de l’État.
Mais en y regardant de plus près, les Affaires étrangères ne seraient pas le seul domaine où l’approximation a prévalu lors du dernier remaniement ministériel. Le département de
l’Environnement a subi un
déclassement des plus incompréhensibles. Voilà un domaine à vocation transversale en raison de l’“intersectorialité” évidente de ses missions et de l’importance de veiller à l’ancrage d’une culture de développement durable dans le pays et, qui se retrouve confiné dans l’hydraulique.
Tous les experts estiment que les faiblesses cumulées par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement depuis plus d’une année, ne renvoient pas à un quelconque positionnement dans l’organigramme gouvernemental, mais à la faiblesse de son animation, à l’instar d’autres secteurs d’ailleurs. La quasi-faillite dans la communication sur la crise du gaz de schiste qui a consisté à se mettre dans la charrette du ministère de l’Énergie pour affirmer, contre le simple bon sens, que des études d’impact ont été effectuées et qu’aucun risque n’existe sur la nappe phréatique ou se contenter des formules du genre “l’État algérien ne peut pas vouloir du mal à ses enfants” ne peuvent servir d’arguments.
De même, le report incessant de la présentation du plan climat au Conseil de gouvernement ou la défaillance dans l’achèvement de la communication nationale des gaz à effet de serre alors qu’elle est une obligation internationale, l’incapacité de mettre en œuvre une gestion des déchets dangereux comme l’amiante ou le choix de ne rien faire dans la gestion du parc Dounia pour ne pas gêner, dit-on, “les parrains” des Qataris sont des faits.
Toujours est-il que le ministère de l’Hydraulique, qui hérite de cette hérésie, ne semble pas vouloir aller vite en besogne. Selon un cadre de la structure de la direction générale de l’environnement, après les passations de consignes d’usage, c’est “le wait and see”. Alors que tout le monde s’attendait à rejoindre l’administration de l’hydraulique, il s’avère que la structure reste en place jusqu’au mois de décembre pour “décider définitivement”, selon l’administration.
Bien sûr les supputations vont bon train. S’agit-il d’un arbitrage en cours pour faire revenir l’environnement à sa vocation intersectorielle ou alors d’un autre remaniement annoncé ? C’est le flou total. En attendant que “les décideurs décident”, la structure est livrée à elle-même.
Une chose est sûre, le signal délivré à l’extérieur alors que l’Algérie aspire à influer sur le groupe des 77 dans le cadre de la Conférence mondiale sur le climat (CoP21) à la fin de l’année à Paris n’est pas de nature à conforter nos négociateurs.


N.D.


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