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Arts plastiques

Essabaghine expose à Marseille

Le groupe artistique Essabaghine, comprenant 8 plasticiens, expose jusqu'au 12 octobre 2003 à l'espace culturel La friche de Marseille, dans le cadre de l'Année de L'Algérie en France. Cette exposition, intitulée “Ce n'est qu'un regard”, comprend une série d'oeuvres toutes différentes les unes des autres du point de vue style et genre, mais axée autour d'un même synopsis. “Chaque artiste opère des interventions d'ordre multiple autour d'un synopsis original. Il justifie ainsi autour du générique “Ce n'est qu'un regard”, le caractère transversal, la création actuelle, les connivences  existant entre les arts plastiques et les autres formes d'art”, note Nourredine Ferroukhi, commissaire de l'exposition, dans le catalogue édité à cette occasion. Aït El Hara, utilisait divers matériaux dans un montage intitulé “Bit essaboun” tandis que Amar Bouras a opté pour la photo, la vidéo et la peinture pour mettre en scène des personnages et des lieux. “Constituée de négatifs juxtaposés, l'image produite correspond à une vision très contemporaine de l'art et du monde”, a souligné Ferroukhi dans le texte de présentation. Nourredine Ferroukhi met en scène ses oeuvres à la manière de mosaïques miniaturisées “sorte de patchwork culturel d'éléments empruntés à notre imaginaire”, alors que  Adlane Djezzar a présenté un montage constitué de panneaux variables. Djaoudet  Guessouma a mis en scène des silhouettes représentant des femmes en pleine discussion, alors que Karim Sergoua a exposé 18 paravents réalisés avec divers matériaux (bois, fer et terre cuite). Kheira Slimani a opté pour le patchwork mural de carrés réalisés sur un bac de différentes couleurs et formant un ensemble qu'elle a intitulé “Autour de la terre”, un hymne à l'amitié et la fraternité entre les peuples de la terre, et Zoubir Hellal a composé une installation avec des matériaux naturels (raphia, bois, terre cuite).  “Dans cette initiative, les huit plasticiens sont créateurs d'images avec un regard émancipé du cadre et de l'image moderne qui délivre l'expression de tout carcan”, conclut le commissaire de l'exposition.